My sad empty sweet as a sea life without you or me
Just a kiss and shine at least
Ta main sur mon sein to light enfin
My hope and a smile sur his joue demain
Juste des pivoines dans mon jardin
And summer rain sur nos destins
My body dance to him no fight just beautiful light such a storm and how sweet is the sea and my tears how far are my fears and maybe tomorrowno bonheur no chagrin juste maybe tomorrow hope un pirate ou un marin une histoire sans fin se racontait tous les matins ou juste peut-être demain my waterbody qui flotte dans les hauteursmon cœur s’écoule dans les profondeurs à l’heure des crépuscule qui éclosent tes douleurs in my body water qui vogue au pays des marins de demain et d’une histoire sans fin
Elle s’était perdue au pays échoué des pirates de demain
Parce qu’elle ne voulait plus tenir la main
Parce qu’elle a traversé sans regarder
Elle s’est envolée dans un ciel marin et elle ne voulait plus rentrer
Juste voguer dans le pays de demain celui des jours sans fin
Et s’étendre le long des nuits humides et blanches
Au royaume des tendres oublis aux odeurs d’infini
Le parfum d’une vie perdue dans les sous-sols d’une guerre dans un parking sous terre sous les fers des corps à travers les trous on voyait aussi de l’or qui s’en écoulait les jours d’été
Parfois une main jaillissait du fond de la terre et ravivait le souvenir des enfers la caresse des cutters quand aux travers des fers des corps le rubis s’écoulait une sève d’été
Au pays échoué des marins de demain on attend la marée qui va qui vient c’est une histoire sans fin l’ennui des nuits sans couleur des lumières sans chaleur il lui fallait à nouveau s’évader
La voilà revenue dans les contrées menaçantes, les jungles luxuriantes, les foules dansantes, où l’or et le rubis la transpercent où la mort vous berce où la vie se commerce
Et quand elle croise un marin qui revient de loin ils se racontent la mer et les bateaux qui attendent la marée pour partir demain vers le pays des histoires sans fin
Du monde antique et du monde futur, il ne restait que la beauté.
Et toi, pauvre petite sœur cadette
Celle qui court derrière les plus grands frères
Qui rit et pleure avec eux,
Pour les imiter, toi, la plus jeune des petites sœurs,
Tu portais ta beauté avec humilité
Et ton âme de fille de gens modestes
N’a jamais su qu’elle l’avait,
Sinon, cette beauté n’aurait pas existé.
Le monde te l’a enseigné.
Ainsi ta beauté devient la sienne.
Du monde antique effrayant et du monde futur effrayant
Il ne restait que la beauté.
Et toi, tu l’as portée comme un sourire obéissant.
L’obéissance exige trop de larmes ravalées, la générosité envers les autres, trop de regards joyeux qui demandent leur pitié !
Ainsi, tu as emporté ta beauté. Tu disparais comme une poussière d’or.
Du monde antique stupide et du monde futur féroce, il restait une beauté qui n’avait pas honte d’évoquer ses petits seins de petite sœur, un petit ventre si facilement dénudé.
C’est pourquoi la beauté était là, la même beauté qu’ont les douces jeunes filles de ton monde, les filles de commerçants, lauréates des concours de Miami ou de Londres.
Tu disparais comme une colombe d’or.
Le monde te l’a enseignée, et ainsi, ta beauté ne fut plus beauté. Mais tu continuais à être une enfant, sotte comme l’Antiquité, cruelle comme le futur, et entre toi et ta beauté possédée par le pouvoir s’infiltra toute la stupidité et la cruauté du présent.
Tu la portais toujours comme un sourire entre les larmes, impudique par passivité, indécente par obéissance.
Tu disparais comme une blanche colombe d’or.
Ta beauté survivante du monde antique, réclamée par le monde futur, possédée par le monde présent, devient un mal mortel.
A présent, les frères aînés, enfin, se retournent. Ils arrêtent un moment leurs jeux maudits, sortent de leur inexorable distraction et se demandent : « Est-il possible que Marylin, la petite Marylin, nous ait indiqué le chemin ? »
A présent, tu ne comptes plus, pauvre petite. Avec ton sourire, tu es la première à avoir traversé les portes du monde abandonné à son destin de mort.
La classe possédante de la beauté. Renforcée par l’usage de la beauté, elle atteint les confins extrêmes de la beauté, là où la beauté est seulement beauté.
La classe possédante de la richesse. Elle mêle une telle assurance à la richesse, que pour elle, nature et richesse se confondent. Elle est si perdue dans le monde de la richesse, que pour elle, histoire et richesse se confondent. Elle est si adoucie par la richesse, qu’elle attribue à Dieu l’idée de la richesse.
La classe de la beauté et de la richesse, un monde qui vous laisse dehors.
C’est la classe des châles noirs de laine, des tabliers noirs bon marché, des fichus qui enveloppent les visages blancs des sœurs, de l’attente chrétienne, des silences fraternels dans la boue et des sombres jours de pleurs.
La classe qui donne la plus haute valeur à ses pauvres mille lires, là-dessus fonde une vie à peine capable d’illuminer la fatalité de la mort.
Rêves de mort.
…
Lentes fatalités qui s’accomplissent loin du monde.
Ils disent que l’amour ça se construit et qu’un maître ça se choisit
Que dans la vie il faut savoir ce qu’on veut et se donner les moyens
De remuer la queue
Toutes ces choses que je ne sais pas toutes ces choses qu’on nous apprend
A coup de tape sur le museau
Je n’y comprends pas grand-chose je sais juste que j’aimerai qu’on aime
Comme un bon chien
Je suis dans un arrêt de bus qui ne passe pas, je me dis qu’il faudrait que j’y aille à 4 pattes
Seulement je ne sais pas où va le bus et puis il pleut et j’ai pas de bonnet
Je veux rester peinard dans mon abribus le nez tendu sur les plans les numéros les horaires
Et tous ces schémas clairs qui vont tous quelque part
Je ferme les yeux et quand je les rouvre il y a des gens parfois qui s’assoient
On ne se parle pas il n’y a pas grand-chose à se dire dans un abribus
Je demande où vont les bus personne ne sait trop
On me répond des rêves vendus à la sauvette mais personne ne sait trop
Je crois bien que je vais rester dans mon abribus il fait un peu froid mais on y est bien
Et parfois je ferme les yeux.
Je rêve que les bus décollent s’envolent s’explosent s’étirent s’affolent
Une farandole qui nous fasse rire de peur comme les enfants qui se font courir après.
Parce que c’est drôle.
Il ne faut pas croire aux bus. Les bus sont des menteurs qui vous emmènent dans d’autres abribus. Ça ne sert à rien.
Rien ne ressemble plus à un abribus qu’un abribus.
Il faut juste frotter son museau sur le mollet du voisin pour se réchauffer et s’endormir sans y penser sous le banc de l’abribus
Ça ne sert à rien de savoir. Ça ne changera rien d’y croire.
Je dessine des routes dans la poussière qui tourne et qui s’enroule. Croire aux histoires ce n’est pas leur rendre service.
Et puis les gens meurent à force de croire. Il vaut mieux mourir d’abribus que de croyance. Les bus ne s’envolent pas mais les histoires, oui.
Dans mon abribus à moi, on y entre et on y sort comme dans un moulin. Ce n’est pas le mien mais je fais semblant pour amuser les gens.
Je leur lèche les doigts. J’aime bien les vieux doigts qui sentent l’ail et qui n’attrapent plus rien. Les doigts qui sentent l’ail n’ont rien à t’expliquer. Les doigts qui sentent l’ail sont le repos de mon museau.
Peut-être qu’un jour je serai un vieux chien sans poil à l’œil poisseux et qu’on me prendra alors sur des genoux, qu’on m’installera dans un bus et qu’alors comme les autres j’irai jusqu’au terminus.
Là où les poètes s’écrasent quand ils ont fini de dire
Là où les poètes s’encastrent dans la nuit de leur délire
Là où les fous ne savent plus quoi dire
Là où les chiens se tirent
Là où la laisse expire
Adieu les chiens dans l’abribus au moins on s’aimait bien