mercredi 15 septembre 2010

Quand je serai grande, je serai Yolande.

La question du jour :
Est-ce une mauvaise idée de lire l'autobiographie de Jacques Mesrine quand on a des démarches administratives en pagaille à effectuer ?
Réponse :
Probablement.

Face à ce cube métallique froid, sombre et arbitraire, on oscille entre l'écroulement neurasthénique et la haine sanguinaire. A croire qu'"ils" s'en doutent, parce qu'"ils" ne veulent même plus nous voir, nous parler, incarner le malentendu, histoire qu'on se serre les coudes pour le démêler. Non. Il n'y a plus que des voix composées au téléphone à qui je ne peux répondre que par des touches (1,2,3, étoile, dièse) ou des mots (info, inscription...) mais personne pour répondre à ma question qui n'était pas prévu dans le schéma.

Putain.

Alors je deviens dingue.

Et je pense à Mesrine :

- Pour défoncer le bureau de l'agent binaire (appelons le Ben oui-Ben non) à coup de batte de base ball en lui demandant s'il pense que c'est une bonne idée, tapez 1.
- Pour poser mon katana sur la pomme d'adam du directeur clientèle de SFR afin qu'il me dise si oui ou non je peux résilier cette putain de ligne, tapez 2.
- Pour pouvoir vivre libre et nue dans un grand champs de violettes sans plus jamais d'identifiant, de code, de numéro d'abonné ou de mot de passe, dites "Sunshine Superman".

Suite à ce détournement de procédure, je vais être obligée de partir en cavale hors d'Europe. J'ai trouvé une planque dans la ville de Paul Bowles, William Burroughs, Jean Genet, Joseph Kessel, Marguerite Yourcenar, Paul Morand (bisou GP), Tennessee Williams, Antoine de St Exupéry, Mohammed Choukri. Entre autre.


Bien à vous,
Pépé Le Moko.

lundi 13 septembre 2010

Down in some Tularosa alley...

Au Fion qui se demandait d'où venaient ses Puces... :

"L'expression ''Marché aux Puces'' date vraisemblablement de la fin du 19ème siècle. A l'origine c'est une expression péjorative. (cf le proverbe : ''Qui se couche avec les chiens se lève avec les puces''). Bref, l'idée de puces, de vermines, accompagne généralement celle de linge, de vieux vêtements, de hardes vendus par des chiffonniers que l'on soupçonne d'être porteurs de parasites en tous genres. Il semblerait donc qu'un Parisien ait un jour eu l'idée de lancer l'expression Marché aux Puces pour désigner cet endroit où l'on peut acheter des objets ayant déja servi. L’histoire des Puces remonte à plusieurs siècles. Elle se confond avec celle des chiffonniers, ce peuple de l’ombre installé aux portes de la ville, au pied des « fortifs ». Appelés « biffins », « chiftires », « crocheteurs » ou plus poétiquement « pêcheurs de lune », les chiffonniers parcouraient la ville la nuit à la recherche de vieux objets jetés aux ordures qu’ils revendaient ensuite sur les marchés. Souvent associés aux habitants des « cours des miracles »,les chiffonniers sont chassés de Paris par de nouveaux édiles à la fin du XIXème siècle. Ils passent alors par petits groupes de l’autre côté des fortifs et s’installent près des portes de Montreuil, de Vanves, du Kremlin Bicêtre et de Clignancourt. Peu à peu, certains «crocheteurs » plus astucieux que les autres deviennent brocanteurs à leur compte. Ceux qu’on appelle déjà les « puciers » décident de s’associer. Bientôt, les parisiens viennent découvrir des étalages d’objets hétéroclites disposés à même le sol au delà de la barrière de Clignancourt. De fil en aiguille, le nombre des curieux augmente, celui des marchands aussi. Une mode est lancée attirant, parmi la foule chapeautée du dimanche, des mondains collectionneurs en guêtres immaculées qui viennent chiner autour des étalages de bric-à-brac. Le marché aux Puces est né…"

Tout ceci est tiré de divers sites internet que je ne citerai pas, que le Pape du Copyright m'excommunie immédiatement ou que le Dieu du Fake me transforme en statue de cassonade.


Bref, après le Rônin, les chiffonniers. On ne mourra pas idiot sur le blog cool.
Tout ça pour entamer une grande quête comme je vous le disais, le fameux bushido.
Qui nous mènera jusqu'aux casses automobiles.
Mes fidèles compères : le Fion et SanKuKai.
Dimanche, on a commencé par explorer les puces du canal, près de Lyon donc (je ne le préciserai pas à chaque fois, concentrez-vous, bordel). C'est une brocante sponsorisée par un troupeau hystérique de pingouins clignotants. Autant dire que ça m'a bien plu.
Les brocanteurs, c'est fascinant comme les types des casses automobiles. C'est des univers parallèles, aux origines floues, qui s'épanouissent sur les déchets produits par les vies propres et normales des gens qui font comme il faut (moi y compris, allez pas croire que le blog cool se la pète). C'est des mondes à la limite de la légalité, de la propreté, de l'honnêteté. Du coup, ça fait peur et ça attire. C'est des endroits comme un inconscient de la société, elle les repousse en périphérie, les ignore au maximum mais ne peut pas nier qu'elle en a besoin pour ne pas mourir étouffer sous ses propres déjections. Mais à condition qu'on ne le voit pas.
Du coup, on se promène là-dedans comme dans un monde onirique, hétéroclite. Les habitants obéissent à des règles qu'on ne connaît pas. On se sent débutant, gauche. En même temps, on trouve ça tellement beau. Et puis il y a des saucisses. Alors, on voudrait faire partie du secret, connaître les moeurs, les rites et les codes. Être initié. Etre invité, nous aussi, à venir danser tous les dimanches midi autour d'une bouteille de rosé, entre 2 caravanes qui sentent la friture, au milieu des visages burinés de réveil à l'aube, d'efforts et de soucis d'argent, à moins que ça ne soit par des magouilles à l'issue incertaine. Comme ces personnages qui traversent le temps et qui sentent la liberté, l'aventure mais aussi un peu le crime parfois, les rônins, les mercenaires, les pirates, les manouches...
Savoir jusqu'où on trouve ça beau et jusqu'où ça fait trop peur.
Et prier pour que les chiens errants et les puces ne disparaissent jamais.

dimanche 12 septembre 2010

watashi wa Rônin desu

Qu'est ce qu'un Rônin ?


Non, ce n'est pas un petit gros.

Aujourd'hui, le blog cool vous apprend des choses... (j'ai tout pomper sur le magazine No-Dogs.fr). En fait, tout se passe au Japon. Il était une fois en l'an...

710-794 :
Ere Nada. Apparition du terme « rônin », pour désigner toutes les personnes qui désertent leur
maître, qu’il s’agisse de guerriers ou de serfs. Peu à peu, on utilise le mot pour désigner les
samouraïs qui quittent leur maître et s’excluent donc de la société japonaise féodale.
1600-1868 :
Ere Edo. Forte augmentation du nombre de rônin, due à la rigidité du système instauré par le shogunat, qui interdit aux samouraïs de changer de maître et de se marier hors de leur clan.
Rônin célèbre de cette époque :
Musashi Miyamoto (1584-1646). Archétype du héros médiéval nippon, samouraï expert
en ken-jutsu (maîtrise des sabres katana et wakizashi).
Extensions du mot :
Aujourd’hui le terme désigne les étudiants qui ont échoué à l’examen d’entrée à l’université
et restent une ou deux années à étudier en espérant le repasser. On appelle également
parfois rônin une personne au chômage.

Je vous laisse. J'ai un putain de bushido à parcourir.

vendredi 10 septembre 2010

35 rhums ? Qu'un seul tienne et les autres suivront.

Après la fin de la saison 1 et un intermède estival que j'estime bien mérité et durant lequel j'ai réappris le sens de phrases comme "je suis en pleine forme", "j'ai bien dormi", "mmm, c'est bon", "tiens, et si je ne faisais rien" etc., il est donc grand temps d'entamer la saison 2 du blog cool.
Comme il se doit, je vous rappelle les épisodes précédents : en attendant de ne plus être obligée de m'ennuyer au travail, je m'amusais à lire des blog cools, puis à écrire des posts sur mon propre blog cool.
Et maintenant, voici venu le temps des rires et des chants où je ne suis plus obligée de m'ennuyer au travail. Je déclare donc ouverte la saison 2 : "Quand le champ des possibles a dissout toutes les frontières" (en anglais : "Ze Fucking Dead Boundaries").

Tout commence le matin, je me lève, une tasse de café et quelques biscuits au sésame (après avoir fait pipi), j'ouvre les volets de ma chambre et contemple Fourvières et les pentes de la Croix-Rousse, découpant les nuages lumineux d'une matinée radieuse, amen.



Ensuite, je lis. Pendant des heures. Et au fond, rien que cette idée suffit à me combler. Bon, je sais, je vous nargue. Mais bon, imaginez qu'on me choisisse pour un "Vis ma vie", ça serait quand même un véritable défi à la production de télé réalité : comment faire monter le suspens ? Comment maintenir un audimat (c'est comme ça qu'ils appellent les gens qui regardent la télévision) ? Comment faire naître angoisse et euphorie sur le visage du candidat qui devra vivre ma vie (et imaginons qu'il soit garçon de plage en Martinique et que pendant qu'il lit entre 4 et 6 heures par jour dans mon lit, moi j'installe et je sers des cocktails à des corps blancs, vieux et flasques venus chercher la terre promise d'une retraite au soleil à moins de 800€ tout compris) ? Evidemment, je pourrai vous parler de mes lectures, me saisir du micro pour énoncer des opinions et des théories au sujet de tel ou tel auteur et de son écriture, mais que t'importe... Un voyage ne se raconte pas. Alors pour aujourd'hui, je citerai juste Putain de Nelly Arcan et Cendrillon de Eric Reinhardt.


Et puis, je regarde des films. Par exemple, j'ai découvert deux très chouettes personnages de filles, qui jouent au foot, qui baissent souvent les yeux mais jamais de honte juste de pudeur, qui porte des sweat et des converse, qui jettent l'aspirateur et partent en claquant la porte, qui haussent les épaules quand on leur dit qu'elles sont fragiles parce que dire qu'un nuage est un arbre ne mérite même pas de réponse, qui pleurent de rage, qui aiment très fort avec volonté et détermination sans avoir besoin de raccourcir leur jupe ou d'écarter les jambes pour le montrer, et ce qu'il y a de vraiment chouette avec ces filles (ne vous méprenez pas, je ne vous raconte pas tout ça pour me justifier d'avoir acheter des Van's), ce qu'il y a de chouette, c'est les garçons qui tombent amoureux d'elles, et qui montrent des visages plein de vieilles douleurs et de nouvelles envies, des voix qui trébuchent et qui montent pour surmonter l'émotion sans la cacher, qui ont envie de faire des trucs dingues tellement ils sont contents d'être avec les filles chouettes, alors ils se jettent dans le canal de l'Ourcq comme ça tout habillés, ou bien ils exhortent tous les gens du bus à s'inventer leur propre prénom pour ne pas se contenter de celui qu'on leur a assigné à la naissance, enfin bref, des types vraiment chouettes et touchants. Enfin je veux dire que ça fait du bien de voir au cinéma des femmes qui ne sont pas des enveloppes corporelles téléguidées et des types qui ne sont pas... des enveloppes corporelles téléguidées. Je veux dire qu'il serait quand même temps de comprendre que la libération de la femme ne peut que être aussi celle de l'homme. Na. (Et oui, ce n'est pas parce que mes neurones ne sont plus absorbées par le paramétrage des critères de vente en fonction du profil de l'investisseur qu'elles vont s'arrêter de faire de l'écume...)


Et j'écris aussi. Il est notamment question d'une femme, un genre de Jacques Mesrine mais qui au lieu de faire de la criminalité, ferait du commerce international. Enfin, je bois des tisanes, je mange des légumes, je suis allée à la piscine hier avec Gazoline (mais finalement on a bu des bières) (une sombre histoire d'horaires d'été) (mais le bar était chouette, il s'appelle le Fennec et il était rempli de types qui fêtaient l'Aïd en buvant de la limonade) (et nous on hurlait des théories sur la vie et la sexualité en buvant des tas de bières) (on a eu une tournée gratuite) (en fait quand le gouvernement organise des grands colloques sur le thème de l'intégration, ça me fait penser à une réunion de gens qui se demandent si la terre est ronde) (je voudrai bien m'intéresser à la politique mais j'aimerai bien qu'ils fassent un effort pour arrêter la métaphysique, j'y comprends rien).


Ah oui, et puis un jour je penserai à avoir un métier à nouveau.

Mais pas tout de suite...

jeudi 2 septembre 2010

A tropical eye contact

Elles durent ces vacances, elles durent...

jeudi 26 août 2010

And it ain't a fit night out for man nor beast !






C'était la Loutre de Rivières, en direct du Grand Nord.

mercredi 18 août 2010

I'm one of the common wealth

Albion est un édredon en plumes de cygne, vert gazon et qui sent bon l'herbe coupée. Albion est douce comme une soirée au coin du feu quand il pleut dehors. Ils y emballent la nourriture dans des toutes mignonnes boîtes en carton, qui s'imbriquent parfaitement dans le frigo et leur maison sont toute en moquette. Ils sourient tout le temps en s'excusant de ne pas avoir été assez gentil avec vous et vous regardent comme si vous méritiez tous les plus gros câlins du monde. Vraiment à Albion, on a tout le temps envie de faire des bisous aux gens. C'est probablement à partir de là qu'on pénètre dans une zone de possible déception mais je ne suis pas restée assez longtemps pour me sentir menacée. Deux autres aspects marquants d'Albion : les tatouages qui pullulent sur la peau des gens et les chaises roulantes motorisées. A Albion, tous les vieux sont montés sur roulette. J'y ai vu aussi, plus spécifiquement en Ecosse, des gens qui jouent au golf dans les parcs, des capotes au whiskey et des moutons gonflables (sisi. Pour adulte. Les habitants d'Albion sont autant fascinés par le mouton qu'un boucher hallal.).

Mais surtout à Albion, ils ont une langue avec laquelle on a le droit de jouer tout le temps.

(je parle du langage bien entendu)

Par exemple, on peut faire un verbe avec n'importe quel nom (You don't even fucking ID me ! Stop mummying me !...), faire n'importe quel nom avec n'importe quel adjectif, etc. Bref, quand je serai grande, je me spécialiserai en néologisme britannique, it's my why not moment. Et puis, ils sont tellement drôles...

Bref, j'adore cette oh my dear atmosphère, la même qui m'a fait tant aimé Hong Kong et les mugs pleines d'eau chaude. C'est vraiment trop mignon.