mardi 24 janvier 2012

Love me thunder

Il est temps de faire le point. Un vaste bilan de 2011, une annonce des tendances de 2012 et un total relooking.



Après avoir vu des tas de gens qui m'ont réappris le sens de la vie en communauté



, après avoir survécu à des tas d'aventures (j'ai failli mourir à Namur, non loin du Fion et d'Izo 6)(j'ai fumé des clopes avec une banane et Pancho Villa à Strasbourg non loin de la Marmotte)(je sais, la fin de l'année aura été marquée par un exotisme certain au niveau de mes déplacements)(faut dire que sortie de Reims, tout me paraît si... différent), après être finalement rentrée au bercail pour me remettre au travail sur mon chef d'oeuvre (qui en est encore au stade de hors d'oeuvre)(hahaha, en 2012, on va se poiler), je me retrouve aujourd'hui admissible au CAPLP de français et d'anglais...



Pour résumer mon état d'esprit actuel, je me permettrais de me citer moi-même (en 2012, je me touche) : "C'est vrai, je suis une source d'inspiration pour moi-même, je pense même monter une secte : le Stouchisme, je n'ai pas encore tout mis au point mais ce qui est sûr c'est qu'on boirait des bières. Et du champagne. Si j'arrive à faire adhérer Paris Hilton, c'est dans la poche. En 2012, en outre, j'ai prévu de guérir d'un cancer du sein, et d'adopter les enfants d'Oussama Ben Laden. Angelina Jolie et Brad Pit viennent de me demander en ami sur Facebook." Emouvant, non ?

Sinon, Gazoline a quitté le Texas pour rentrer au pays de Heidi. Je vais donc faire salon avec moi-même à compter de maintenant. Conformément aux instructions de La Voix, ma nouvelle compagne en 2012.



Ce qui m'amène aux tendances pour 2012 (et oui, le blog cool est toujours sur la brèche) :
- Le mot de l'année : PATATE, croyez-moi, on va l'entendre à toutes les sauces, vous pouvez donc dès à présent qualifier de patate tout ce qui vous entoure. A prononcer avec l'accent québécois pour en souligner l'effet. Des exemples :






- L'homme de l'année : Il ressemble à Justin Sirk et il est astro-physicien



 (je rappelle que l'année dernière, il ressemblait à Adam Sandler et qu'il était charpentier).


Quoiqu'il arrive, il sera gaulé comme un homard (sus aux moules).

- La femme de l'année : honnêtement, parti comme c'est, il me paraît évident que ce sera moi mais je veux bien être fair-play et désigner ma meilleure challenger :



On est donc bien d'accord : il vaut mieux que ce soit moi (la politique, c'est tellement si simple quand on veut).

mardi 29 novembre 2011

Noble Art

Gazoline m'a convertie au.video-game.
Cette nouvelle addiction a désormais envahi ma vie qui ne sera dorénavant plus que lutte virtuelle, dépassement de moi-même, escalade de scores.

J'ai déjà gagné deux parties de solitaire hier soir. Replay.

mercredi 23 novembre 2011

How do you know

Hier, j'ai vu "Mrs Muir and the ghost" de Joseph L. Mankiewicz. Je sais dorénavant ce qu'il me reste à faire : trouver une maison hantée au bord de la mer.

Et une bonne et un enfant (mais je suis prête à faire des concessions sur ces deux derniers points) (d'autant plus que, perso, si ma fille se permettait de faire du gringue à mon fantôme, il est clair que je l'empalerais sur le champ) (et même punition pour la pimbêche du Mirage de la vie de Sirk) (c'est bizarre tout de même ce fantasme de se taper sa belle-fille qu'avaient les cinéastes américains de ces années-là ) (Faut dire qu'à l'époque ils n'avaient pas la rubrique [step dad] sur Xhamster pour se détendre)

samedi 19 novembre 2011

Imitation of life

Aujourd'hui, je vais voir des gens pour la première fois depuis 5 jours.

J'espère que je vais me souvenir de comment on fait.

vendredi 18 novembre 2011

Alerte à Mamy Blue

J'envisage sérieusement de me mettre au tricot.
Je prévois de faire du chou farci pour samedi.
Mais pire encore : j'ai trouvé Bernard Pivot CHARMANT (ce sont mes mots).


Il y a un truc qui cloche. Je vais recompter mes points retraite.

mardi 15 novembre 2011

She's got the drunk

Le problème quand on passe l'après-midi sur Marguerite Duras (enfin, assez rapidement, c'est elle qui est passée sur moi)(question de volume), c'est l'impossibilité de ne pas s'ouvrir une bière en rentrant chez soi le soir.

mercredi 9 novembre 2011

Carottes, Fenouil et Morues

Il est certain que ne plus écrire depuis des lustres dans le blog cool révèle une indubitable cruauté de ma part. Et oui. Plus de blog cool et hop ! Evaporation du lecteur fictif. Et vu la fourmillière insatiable que vous étiez, je mérite au moins le tribunal de La Haye.



Que voulez-vous ? J'ai une vie trop remplie, je vous l'ai déjà dit. Je suis couchée à 20h30 tous les soirs, je n'ai même plus le temps de boire de la bière, c'est dire si je m'la donne. Ecoutez, c'est inutile de tirer la gueule, de toute façon, je ne marche pas au chantage existentiel. J'ai des projets, moi, de l'ambition à revendre. Je prévois d'être bilingue à la fin du mois, c'est dire, et ce n'est pas tout, il me faut faire un ouvrage digne de ce nom avec ce gros magma de potentiels que constitue mon fameux tapuscrit. Et oui. Y'a de quoi faire des choix draconiens (par exemple, ce midi, je renonce au pot au feu, je me fais des pâtes)(et demain matin il faut que je choisisse entre piscine ou serpillière)(comment voulez-vous que je trouve une minute pour venir divaguer ici ?).

Non, et puis bon, franchement, faites comme moi. Lisez des livres, y'a de quoi bien se bidonner, je vous assure, ça vous pète à la gueule au détour d'une page, c'est à vous rendre fou, il y a des fois où faut que je m'attache pour pas sortir dans la rue déclamer du Céline Minard afin que les gens se rendent compte enfin qu'attendre ce bus n'a rien de réel, en tout cas, pas plus que les lutins qui chassent les rats et la bécasse au bord du canal (c'est à deux pas de mon immeuble, je suis étonnée d'être la seule à m'en être rendue compte). D'après mon ostéo (j'ai fait l'acquisition d'une ostéo pas plus tard qu'hier), je suis fatiguée. A ces mots, le courant électrique s'est interrompu dans tout le quartier. Elle a fini de me malaxer dans le noir; über-cool. Je crois que les lutins champenois m'ont à la bonne.


Il me semble que c'est le bon moment pour enfin faire mon retour sur la rentrée littéraire 2011 (enfin, oui, je sais, vous l'attendiez comme le peuple lybien la chute de Mouamar)(je sors). Et bien figurez-vous que je suis contente. C'est ma première rentrée littéraire et je suis contente. Y'a plein de gonzesses qui déchirent grave, que je voudrai que ce soit mes copines, on pourrait trop se bidonner avec celles que j'ai déjà (j'ai rien contre les copains)(j'aime bien me bidonner avec mes copines, voilà tout)('n'avez qu'à aller écrire nos noms dans la neige pendant ce temps-là).
Alors, je vous dis comme ça, en vrac, ma dream team : Céline Minard (bon, ouais, c'est carrément la grande prêtresse, elle, c'est tout, c'est comme ça, elle est touchée par la grâce, qu'est ce que vous voulez que je vous dise, hein ? J'y peux rien, y'a rien à y faire, reste plus qu'à se rouler entre ses pages), Laura Kasishcke (tout, c'est de la balle, elle t'emmène n'importe où, t'as pas le temps de t'en rendre compte que tout à coup, tu te mets à tirer sur des lynxs et à brûler ton fauteuil Voltaire que ça te paraît normal, flippant), Véronique Bizot (Mon Couronnement, ça me fait trop bidonner, y'a un évêque surfer dedans mais surtout c'est l'histoire d'un vieil autiste, et moi, les vieux en pantoufle qui veulent plus parler à personne, ça m'euphorise)(mais elle, elle te fait bidonner avec un plat de lentilles, ou une visite à la ferme du coin, ou une séance à la piscine municipale, enfin bref, avec les trucs les moins bidonnants du monde, avec cette vie à la campagne qui pousse les jeunes filles à venir se prostituer sur les trottoirs de Los Angeles, c'est dire, si à la base, y'a pas de quoi se bidonner)(ben, elle le fait), Maylis de Kerangal qui est actuellement en train de m'apprendre à construire un pont, über cool.



Bon pis sinon, j'ai une vie, une vraie, on se fait des salons littéraires avec Gazoline, on échange nos recettes de chou, nos tisanes au fenouil, nos adresses de redressement musculaire pour triple mère de famille, bref, la grande vie, on réinvente le dandysme, rien que ça.
Faut dire que Gazoline, elle vit comme une Jillaroo, en plein Texas champenois, elle survit dans sa petite maison dans la colline, vivant des fruits de son potager, affrontant chaque jour que dieu fait, les cow-boys rustres de là-bas qui chassent le manouche et le renard en pick-up, grisés par l'argent d'un pétrole qui pétille au fond des coupes. Pô évident, mais on tient, surtout elle, dures sur l'homme mais correctes, à coeur vaillant rien d'impossible, j'dis pas que d'temps en temps, une ptite lampée de whisky ne nous maintient pas en vie. C'est qu'on a notre Ouest à conquérir, nous, madame, un destin couleur Pacifique qui nous tend les bras à l'autre bout du tunnel.