Aujourd'hui, je suis occupée à écrire une nouvelle chanson sur une idée originale que j'ai eu il y a 3 semaines et que je ne peux dévoiler ici sans quoi mes lecteurs fictifs n'iraient même plus à mes concerts en tant que spectateurs enthousiastes et fictifs. Je peux juste dire qu'il s'agirait de ma première chanson politiquement engagé, un grand coup de gueule contre les trucs pas cool de ce monde, un hurlement de rage déchirant contre l'horreur des choses injustes, un coup de boule contre les gens méchants.
J'ai un peu de mal mais je maintiens la concentration. Je pense que je vais réussir à m'énerver d'ici la fin de la journée.
C'est qu'en plus, ce soir, il y a un concert avec le Compositeur, le Musicien et le Poète, c'est donc quelque chose d'important. J'ai à chaque fois l'espoir de chanter juste (ce qui explique le trac récurrent).
On comprendra donc que le vendredi, étant en purgatoire avant mon intronisation en week-ent, je n'ai matériellement pas beaucoup de temps à consacrer au blog cool. Je voulais simplement mettre le hola à toute forme d'inquiétude : aujourd'hui, je n'ai encore rien foutu au boulot.
L'honneur est sauf.
Et le haiku du jour : "le temps passe, je t'en lasse." (ça n'allait pas dans la chanson engagée, du coup je le place dans le blog cool).
vendredi 16 avril 2010
jeudi 15 avril 2010
Peace and Vole.
Hier je suis allée au grand parc à côté du bureau à Here The Pussies. Et j'ai vu quelque chose de magnifique et de toute beauté :
Un hélicoptère qui décolle.
Pour dire la vérité, c'est la deuxième fois en moins d'une semaine, puisque pendant le Paris-Roubaix, j'ai aussi eu l'immense honneur de voir un hélicoptère s'élever dans les airs. Ce qui est probablement un signe, mais je ne sais pas de quoi. Peut-être que mon mari sera chauffeur d'hélicoptère en plus d'être charpentier, qui sait.
Un hélicoptère qui décolle, c'est beau.
Parce que ça met du temps, et puis que soudain tout doucement comme si on tirait sur la ficelle, il s'élève. Pas très haut au début, parce que là, il manoeuvre à à peine quelques mètres du sol, un genre de sur-place merveilleux, et puis il reprend son souffle et là, c'est parti ! Il fonce tête baissée vers les cieux. C'est très émouvant.
Vraiment.
D'ailleurs, dans le parc, je n'étais pas la seule ébahie. Il y avait aussi des pingouins sérieux en costume, des enfants qui allaient jouer au foot, bref, des tas de gens importants.
Et une fois que l'hélicoptère était parti, nos regards émus se sont croisés. Un peu honteux d'avoir été pris en flagrant délit de billes, de culottes courtes et de stupéfaction ravie. C'est qu'on aurait battu des mains si ça avait duré ne serait ce que 2 mn de plus. On était heureux comme si on sortait du cirque.
ça m'a fait réaliser que les pingouins sont des enfants comme les autres. Et que sans pingouin, il n'y aurait probablement pas de décollage d'hélicoptère.
Car je pense qu'il en faut des comités de pilotage et des schémas directeurs pour faire décoller un hélicoptère.
Par conséquent, bien que je sois en train de vivre mes derniers mois en tant que pingouin et que rien que d'y penser, j'ai le palpitant qui s'emballe, je suis contente de savoir que je laisse derrière moi des tas de pingouins qui continueront à faire décoller les hélicoptères.
Pendant que moi, j'enseignerai la poésie à des futurs charpentiers.
Quand on voit un hélicoptère décoller, on se sent en harmonie avec le monde.
Un hélicoptère qui décolle.
Pour dire la vérité, c'est la deuxième fois en moins d'une semaine, puisque pendant le Paris-Roubaix, j'ai aussi eu l'immense honneur de voir un hélicoptère s'élever dans les airs. Ce qui est probablement un signe, mais je ne sais pas de quoi. Peut-être que mon mari sera chauffeur d'hélicoptère en plus d'être charpentier, qui sait.
Un hélicoptère qui décolle, c'est beau.
Parce que ça met du temps, et puis que soudain tout doucement comme si on tirait sur la ficelle, il s'élève. Pas très haut au début, parce que là, il manoeuvre à à peine quelques mètres du sol, un genre de sur-place merveilleux, et puis il reprend son souffle et là, c'est parti ! Il fonce tête baissée vers les cieux. C'est très émouvant.
Vraiment.
D'ailleurs, dans le parc, je n'étais pas la seule ébahie. Il y avait aussi des pingouins sérieux en costume, des enfants qui allaient jouer au foot, bref, des tas de gens importants.
Et une fois que l'hélicoptère était parti, nos regards émus se sont croisés. Un peu honteux d'avoir été pris en flagrant délit de billes, de culottes courtes et de stupéfaction ravie. C'est qu'on aurait battu des mains si ça avait duré ne serait ce que 2 mn de plus. On était heureux comme si on sortait du cirque.
ça m'a fait réaliser que les pingouins sont des enfants comme les autres. Et que sans pingouin, il n'y aurait probablement pas de décollage d'hélicoptère.
Car je pense qu'il en faut des comités de pilotage et des schémas directeurs pour faire décoller un hélicoptère.
Par conséquent, bien que je sois en train de vivre mes derniers mois en tant que pingouin et que rien que d'y penser, j'ai le palpitant qui s'emballe, je suis contente de savoir que je laisse derrière moi des tas de pingouins qui continueront à faire décoller les hélicoptères.
Pendant que moi, j'enseignerai la poésie à des futurs charpentiers.
Quand on voit un hélicoptère décoller, on se sent en harmonie avec le monde.
mardi 13 avril 2010
Les suisses ont des petites bites comme Baudoin (rien à voir avec le roi des Belges)
Je sais, je sais, on va encore dire : ce blog est excessivement cool mais on y parle que de week-ent. Ben oui, mais les week ent sont excessivement cools, par conséquent, ils vont bien dans le blog cool. Par exemple, ce week ent, c'était le Paris Roubaix avec l'Orchestre Symphonique. Voilà. Quand on a dit ça, on a tout dit. C'est même probablement le truc le plus cool qu'on ait jamais dit dans un blog cool au sujet d'un week-ent. Mon honnêteté m'oblige néanmoins à calmer tout de suite l'enthousiasme de mes lecteurs fictifs : Tom Boonen n'est arrivé que 5ème. Je ne saurai expliquer cette anomalie des Flandres si ce n'est que c'est la faute à un salaud de suisse qui s'appelle comme un catalan, un espèce de type en forme de croquettas au chocolat. Sans intérêt. Mais il a failli ruiner notre enthousiasme qui était pourtant fort bien organisé : merguez, Jupiler et uniforme aux couleurs des Flandres. TéVé sur la remorque. Aux premières loges. Faut admettre qu'on a fait pas mal de jaloux. J'étais moi-même jalouse de moi-même tellement c'était cool.
Et puis c'était aussi l'anniversaire de la Princesse du Potager, la Reine du Gâteau de Riz, l'Impératrice de la Soupe aux Orties, bref, quelqu'un d'important. Elle vit dans un domaine peuplé de vieux aristocrates qui errent en fauteuil roulant à la recherche d'un sac ou de l'heure d'arrivée du Paris Roubaix (17h environ car ils ont le vent dans le nez). Ils se font pas mal de recommandations en sifflotant du Beethoven. Et puis, ils fuguent de temps à autre, pour passer le temps, en attendant le paradis...
Pas évident.
Beaucoup d'appelés, peu d'élus.
Toujours la même chose.
Prenne les gens pour des cons.
Faut pas rater la bûche.
Bref, je lance un appel désespéré à tous mes lecteurs fictifs : une pinte de Jup' offerte à celui qui saura trouver la meilleure insulte contre les suisses (personnellement, j'ai baissé les yeux en crachant par terre sur son passage, en gueulant qu'il avait financé les nazis et qu'il ne méritait pas sa place sur le podium, mais je pense qu'on peut mieux faire) (il est évident que les considérations sur le fair play et tout ce genre d'idioties n'ont rien à faire sur le blog cool. Le blog cool supporte Tom Boonen et hais les suisses de tout son coeur et sans aucune objectivité. C'est ainsi.)
Sinon concernant le travail, je n'ai toujours rien à en dire. A part mon collègue malien qui m'a montré des vidéos de "secousse". C'est un genre de star academy dont l'objectif est de faire des 8 très vite avec son derrière. C'était très intéressant. Je me demandais s'il valait mieux s'occuper à faire des 8 avec son derrière ou à remplir des tableaux excel de chiffres, quand soudain j'ai pensé à autre chose.
Hier j'ai discuté avec Crocodile Dundee qui est une fille. Quand elle était petite, elle enfermait les couilles des "moutons mecs" dans des élastiques jusqu'à ce qu'elles ressemblent à des figues séchées. Elle raconte bien les histoires mais je ne suis pas sûre qu'elle maîtrise le français. C'est parce qu'elle a grandit dans une savane où des aborigènes font des dessins dans la terre et où les gens font du surf dans le Bush.
Samedi prochain, il y aura l'élection de Miss Estaimpuis 2010. Je ne pourrai pas y être mais je le regrette.
Enfin, le dicton du jour : c'est avec la sauce curry ketchup que la fricadelle est la meilleure.
Et puis c'était aussi l'anniversaire de la Princesse du Potager, la Reine du Gâteau de Riz, l'Impératrice de la Soupe aux Orties, bref, quelqu'un d'important. Elle vit dans un domaine peuplé de vieux aristocrates qui errent en fauteuil roulant à la recherche d'un sac ou de l'heure d'arrivée du Paris Roubaix (17h environ car ils ont le vent dans le nez). Ils se font pas mal de recommandations en sifflotant du Beethoven. Et puis, ils fuguent de temps à autre, pour passer le temps, en attendant le paradis...
Pas évident.
Beaucoup d'appelés, peu d'élus.
Toujours la même chose.
Prenne les gens pour des cons.
Faut pas rater la bûche.
Bref, je lance un appel désespéré à tous mes lecteurs fictifs : une pinte de Jup' offerte à celui qui saura trouver la meilleure insulte contre les suisses (personnellement, j'ai baissé les yeux en crachant par terre sur son passage, en gueulant qu'il avait financé les nazis et qu'il ne méritait pas sa place sur le podium, mais je pense qu'on peut mieux faire) (il est évident que les considérations sur le fair play et tout ce genre d'idioties n'ont rien à faire sur le blog cool. Le blog cool supporte Tom Boonen et hais les suisses de tout son coeur et sans aucune objectivité. C'est ainsi.)
Sinon concernant le travail, je n'ai toujours rien à en dire. A part mon collègue malien qui m'a montré des vidéos de "secousse". C'est un genre de star academy dont l'objectif est de faire des 8 très vite avec son derrière. C'était très intéressant. Je me demandais s'il valait mieux s'occuper à faire des 8 avec son derrière ou à remplir des tableaux excel de chiffres, quand soudain j'ai pensé à autre chose.
Hier j'ai discuté avec Crocodile Dundee qui est une fille. Quand elle était petite, elle enfermait les couilles des "moutons mecs" dans des élastiques jusqu'à ce qu'elles ressemblent à des figues séchées. Elle raconte bien les histoires mais je ne suis pas sûre qu'elle maîtrise le français. C'est parce qu'elle a grandit dans une savane où des aborigènes font des dessins dans la terre et où les gens font du surf dans le Bush.
Samedi prochain, il y aura l'élection de Miss Estaimpuis 2010. Je ne pourrai pas y être mais je le regrette.
Enfin, le dicton du jour : c'est avec la sauce curry ketchup que la fricadelle est la meilleure.
mercredi 7 avril 2010
Proust est un sale menteur.
Lundi, j'ai pas raconté mon week-ent parce que j'étais encore en week-ent.
Mardi, j'ai pas raconté mon week-ent parce que j'aurais voulu être encore en week-ent (et si tu le racontes, c'est mort, c'est fini, on peut pas raconter des choses qu'on est en train de faire ou alors vraiment c'est inutile et ennuyeux comme si j'étais en train de vous dire que je suis en train de vous dire quelque chose mais je sais plus quoi d'ailleurs).
Ce week-ent, je suis allée dans des endroits improbables (je pourrai dire les noms mais ça ne rendrait rien, par contre je peux préciser qu'il y avait des Bar de la piscine et un genre de ferme. Sans animaux. Mais remplie de bêtes sauvages). Et bien : où que j'ai pu aller, c'était comme un destin inéluctable : il y avait de la bière et de la musique (plus ou moins dans cet ordre mais la plupart du temps en même temps).
J'ai pu parler de Fraggle Rock, de charpentes, et de choses excessivement cools, autant dire mes sujets favoris. Faut dire que j'étais entourée de gens très importants qui changeaient de nom tout le temps en faisant pas mal de notes. Il pleuvait de l'eau froide qui piquait les pieds. C'était un endroit merveilleux où les bêtes sauvages se sont mises à clignoter comme des guirlandes de noël, encouragées par des centaines de pom pom boyz et de pom pom girlz hystériques avec de la mousse rose fluo qui jaillissait de leur babine. Il y avait un feu d'artifice intérieur qui projetait des merguez multicolores jusqu'au delà des frontières. Un véritable Tchernobyl mental en mode cool (c'est à dire sans les machins atomiques mais avec de la poudre d'estafette).
On n'existait probablement assez peu.
A quoi bon.
Mieux vaut faire du bruit.
Mardi, j'ai pas raconté mon week-ent parce que j'aurais voulu être encore en week-ent (et si tu le racontes, c'est mort, c'est fini, on peut pas raconter des choses qu'on est en train de faire ou alors vraiment c'est inutile et ennuyeux comme si j'étais en train de vous dire que je suis en train de vous dire quelque chose mais je sais plus quoi d'ailleurs).
Ce week-ent, je suis allée dans des endroits improbables (je pourrai dire les noms mais ça ne rendrait rien, par contre je peux préciser qu'il y avait des Bar de la piscine et un genre de ferme. Sans animaux. Mais remplie de bêtes sauvages). Et bien : où que j'ai pu aller, c'était comme un destin inéluctable : il y avait de la bière et de la musique (plus ou moins dans cet ordre mais la plupart du temps en même temps).
J'ai pu parler de Fraggle Rock, de charpentes, et de choses excessivement cools, autant dire mes sujets favoris. Faut dire que j'étais entourée de gens très importants qui changeaient de nom tout le temps en faisant pas mal de notes. Il pleuvait de l'eau froide qui piquait les pieds. C'était un endroit merveilleux où les bêtes sauvages se sont mises à clignoter comme des guirlandes de noël, encouragées par des centaines de pom pom boyz et de pom pom girlz hystériques avec de la mousse rose fluo qui jaillissait de leur babine. Il y avait un feu d'artifice intérieur qui projetait des merguez multicolores jusqu'au delà des frontières. Un véritable Tchernobyl mental en mode cool (c'est à dire sans les machins atomiques mais avec de la poudre d'estafette).
On n'existait probablement assez peu.
A quoi bon.
Mieux vaut faire du bruit.
mercredi 31 mars 2010
J'aime aussi beaucoup la culture. Mais pas en ce moment. J'ai trop de sou(ci)s.
Aujourd’hui, j’ai encore essayé de faire du tunning de cheveux. Voilà le résultat :

(Inutile de le prouver scientifiquement : la science ne peut plus rien pour moi maintenant)
Hier (technique du flash-back intempestif) (intempestif signifie fête interrompue par une tempête) (ce qui n’a rien à voir avec ce que je vais raconter mais j’avais quand même envie de le dire), je suis allée chez l’esthéticienne me faire épiler (alors si j’en parle, c’est parce que c'est excessivement important et que je ne peux pas garder ça en moi, à moins d’exploser telle une grenade intempestive) (et oui, oui, je suis en phase de lutte contre ma surcharge capillaire. Et alors ?), et ça a mal commencé.
La dame, je vous le jure, elle parlait à mes poils comme si c’était des êtres vivants (un peu comme si elle tenait un blog cool pour poils fictifs. Sauf que ça n’existe pas.). Elle leur parlait comme si c’était d’adorables petits animaux avec des grands yeux tout mignons qu’elle essayait d’attraper pour les enfermer à tout jamais dans une toute petite boîte sans fenêtre.
Elle n'arrêtait pas : "Viens là, petit poil que je t'attrape, ouh, petit fripon, tu te caches, mais je vais te trouver, hihihi" etc....
C’est le truc le plus flippant que j’avais jamais vu de ma vie.
Il fallait que ça cesse alors j’ai parlé.
J’ai parlé sans pouvoir m’arrêter jusqu’à ce qu’elle me relâche : elle n’a pas pu en placer une. J’ai parlé, parlé, parlé…
J’ai raconté n’importe quoi.
J’ai été obligée de m’inventer une vie qui l’intéresserait suffisamment pour qu’elle ferme sa grande gueule de psychopathe. Alors j’ai parlé de mon mari trop cool qui laisse traîner ses chaussettes sur le canapé, mais que ça m’embêtait pas trop parce que y’a pire dans la vie. Mais que quand je rentre du travail fatiguée et énervée parce que mon chef m’a demandé de travailler quand même un peu, mon mari trop cool savait très bien qu’il valait mieux se taire et commander des sushis, bien que d’habitude, c’est moi qui fait la cuisine parce que c’est vraiment pas son truc et que je réussis drôlement bien les pop corn. En même temps, c’est lui qui récupère les gosses à la sortie de l’école et qui leur fait le goûter, alors c'est plutôt normal. Que la dernière fois qu’on s’est engueulé, c’est parce que je n’allais plus chez le coiffeur ni chez l’esthéticienne depuis 6 mois (et là c'est elle qui a eu l'air terrifié), mais que j'avais fini par y aller en échange de ne plus jamais faire de régime. En tout cas, chaque fois que je me fais épiler, il sabre le champagne et on écoute du Boney M jusqu'au bout de la nuit et les enfants ne vont pas à l'école le lendemain.
J’en pouvais plus mais j’ai tenu bon.
Aujourd’hui, mes collègues de travail se sont moqués de moi parce que je raconte jamais rien.
S’ils savaient…

(Inutile de le prouver scientifiquement : la science ne peut plus rien pour moi maintenant)
Hier (technique du flash-back intempestif) (intempestif signifie fête interrompue par une tempête) (ce qui n’a rien à voir avec ce que je vais raconter mais j’avais quand même envie de le dire), je suis allée chez l’esthéticienne me faire épiler (alors si j’en parle, c’est parce que c'est excessivement important et que je ne peux pas garder ça en moi, à moins d’exploser telle une grenade intempestive) (et oui, oui, je suis en phase de lutte contre ma surcharge capillaire. Et alors ?), et ça a mal commencé.
La dame, je vous le jure, elle parlait à mes poils comme si c’était des êtres vivants (un peu comme si elle tenait un blog cool pour poils fictifs. Sauf que ça n’existe pas.). Elle leur parlait comme si c’était d’adorables petits animaux avec des grands yeux tout mignons qu’elle essayait d’attraper pour les enfermer à tout jamais dans une toute petite boîte sans fenêtre.
Elle n'arrêtait pas : "Viens là, petit poil que je t'attrape, ouh, petit fripon, tu te caches, mais je vais te trouver, hihihi" etc....
C’est le truc le plus flippant que j’avais jamais vu de ma vie.
Il fallait que ça cesse alors j’ai parlé.
J’ai parlé sans pouvoir m’arrêter jusqu’à ce qu’elle me relâche : elle n’a pas pu en placer une. J’ai parlé, parlé, parlé…
J’ai raconté n’importe quoi.
J’ai été obligée de m’inventer une vie qui l’intéresserait suffisamment pour qu’elle ferme sa grande gueule de psychopathe. Alors j’ai parlé de mon mari trop cool qui laisse traîner ses chaussettes sur le canapé, mais que ça m’embêtait pas trop parce que y’a pire dans la vie. Mais que quand je rentre du travail fatiguée et énervée parce que mon chef m’a demandé de travailler quand même un peu, mon mari trop cool savait très bien qu’il valait mieux se taire et commander des sushis, bien que d’habitude, c’est moi qui fait la cuisine parce que c’est vraiment pas son truc et que je réussis drôlement bien les pop corn. En même temps, c’est lui qui récupère les gosses à la sortie de l’école et qui leur fait le goûter, alors c'est plutôt normal. Que la dernière fois qu’on s’est engueulé, c’est parce que je n’allais plus chez le coiffeur ni chez l’esthéticienne depuis 6 mois (et là c'est elle qui a eu l'air terrifié), mais que j'avais fini par y aller en échange de ne plus jamais faire de régime. En tout cas, chaque fois que je me fais épiler, il sabre le champagne et on écoute du Boney M jusqu'au bout de la nuit et les enfants ne vont pas à l'école le lendemain.
J’en pouvais plus mais j’ai tenu bon.
Aujourd’hui, mes collègues de travail se sont moqués de moi parce que je raconte jamais rien.
S’ils savaient…
mardi 30 mars 2010
La page Horoscope de l'Equipe #1
Hier je me suis lavé les cheveux et aujourd’hui je ressemble à un bidibulle (je n'ai pas eu le temps de le prouver scientifiquement, j'étais occupé à lire des communiqués concernant la réforme de l'éducation nationale)
(...
Non, pas pour le boulot.
...
Si, pour le plaisir.)
Mais il y a plus cool.
A Here-The-Pussies, il y a un clochard qui est sponsorisé comme un coureur cycliste : sur sa polaire, y’a les écussons de tous les sièges sociaux du 92 (excepté celui du camion à pizza de Jean-Michel). Je trouvais que l’idée de sponsoriser les clochards était vraiment une solution cool à pas mal de problèmes socio-économiques, mais je n’ai pas eu le temps de faire un reportage. Il a disparu.
Je ne vois que 2 explications :
- Il a été transféré dans un autre club,
- Il a été suspendu pour dopage.
(...
Non, pas pour le boulot.
...
Si, pour le plaisir.)
Mais il y a plus cool.
A Here-The-Pussies, il y a un clochard qui est sponsorisé comme un coureur cycliste : sur sa polaire, y’a les écussons de tous les sièges sociaux du 92 (excepté celui du camion à pizza de Jean-Michel). Je trouvais que l’idée de sponsoriser les clochards était vraiment une solution cool à pas mal de problèmes socio-économiques, mais je n’ai pas eu le temps de faire un reportage. Il a disparu.
Je ne vois que 2 explications :
- Il a été transféré dans un autre club,
- Il a été suspendu pour dopage.
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