Mais Cioran l'a si bien fait que je lui laisse la parole :
L’ennui est l’écho en nous du temps qui se déchire, la révélation du vide, le tarissement de ce délire qui soutient – ou invente – la vie. (...) L’ennui nous révèle une éternité qui n’est pas le dépassement du temps, mais sa ruine ; il est l’infini des âmes pourries faute de superstitions : un absolu plat où rien n’empêche plus les choses de tourner en rond à la recherche de leur propre chute. La vie se crée dans le délire et se défait dans l’ennui. (Précis de décomposition) (Je n'aurai jamais pu aussi bien décrire ce qu'on ressent à la lecture d'un compte rendu de comité de suivi...)
Mais aussi :
L’ennui se fait musique au bord de la mer, et extase sur le sommet des montagnes. (et envol d'hélicoptère au parc Suzanne Lenglen.) (Le crépuscule des pensées)
mercredi 5 mai 2010
mardi 4 mai 2010
Certes, ça fait un moment que je n'ai rien écrit dans le blog cool
Mais faut reconnaître que se faire traiter de grosse pute par Roland Barthes, ça laisse pantois :
"Vouloir se caser, c’est vouloir se procurer à vie une écoute docile. Comme étayage, la structure est séparée du désir : ce que je veux, tout simplement, c’est être « entretenu », à la façon d’un ou d’une prostitué(e) supérieur(e)." Fragments du Discours Amoureux - Roland Barthes.
(J'espère que mon mari charpentier ne lit ni Roland Barthes ni le blog cool, avec un peu de chance comme ça, il ne se rendra compte de rien...)
"Vouloir se caser, c’est vouloir se procurer à vie une écoute docile. Comme étayage, la structure est séparée du désir : ce que je veux, tout simplement, c’est être « entretenu », à la façon d’un ou d’une prostitué(e) supérieur(e)." Fragments du Discours Amoureux - Roland Barthes.
(J'espère que mon mari charpentier ne lit ni Roland Barthes ni le blog cool, avec un peu de chance comme ça, il ne se rendra compte de rien...)
vendredi 23 avril 2010
Je suis le fruit copulatoire de Arthur Rimbaud avec Paris Hilton.
Le problème avec le vendredi, c'est le trépignement incessant de mon palpitant à l'idée du week-ent qui arrive en galopant pour venir me cueillir à Here-The-Pussies, me poser sur l'encolure de son cheval gris (c'est plus beau que blanc) et m'emmener loin très loin des méchants, au pays des week-ent enchantés, où l'horaire et les chemises repassées n'ont plus la moindre importance, où le premier qui rigole il a gagné.
En effet, ce soir, il y a concert avec le Poète, le Musicien, le Compositeur et tous les Fraggle Rocks. On sera dans un endroit intéressant, avec des tsunami exotiques dans les toilettes et Papa Pop Star derrière le bar.
En même temps, faut pas cracher dans la bière, la semaine a été sereine. Elle me permet par exemple d'introduire une sardine dans le blog cool, il était temps (ça me fait penser au passage que je suis Loutre ascendant Anguille, je l'ai appris il y a pas très longtemps). Je mets pas de majuscule à sardine car c'est quelqu'un d'important mais d'incognito, elle traduit des messages secrets pour sauver le monde, elle change tout le temps d'adresse, elle a aussi un chapeau qui bouge et 2 traits sous les yeux. Nous avons fait le trio avec le Fion, puis le Compositeur nous a rejoint. Contrairement aux apparences, je ne suis pas en train de raconter ma dernière partouze. Je n'ai matériellement pas le temps de faire de la partouze.
Il fallait aussi dans ce blog rendre hommage à Gazoline (qui était l'amie d'Arielle D. dans une ancienne vie mais tout le monde peut changer) qui m'a trouvé un mari bien qu'il ne soit pas charpentier. Grâce à lui et donc à elle, j'aurai une voiture diesel et nous boirons du champagne en jouant du piano les yeux mi-clos. Je porterai des bottes en poils de yak rose fluo. La vie après la banque sera glamour, la vie après la banque sera in your mooth.
En effet, ce soir, il y a concert avec le Poète, le Musicien, le Compositeur et tous les Fraggle Rocks. On sera dans un endroit intéressant, avec des tsunami exotiques dans les toilettes et Papa Pop Star derrière le bar.
En même temps, faut pas cracher dans la bière, la semaine a été sereine. Elle me permet par exemple d'introduire une sardine dans le blog cool, il était temps (ça me fait penser au passage que je suis Loutre ascendant Anguille, je l'ai appris il y a pas très longtemps). Je mets pas de majuscule à sardine car c'est quelqu'un d'important mais d'incognito, elle traduit des messages secrets pour sauver le monde, elle change tout le temps d'adresse, elle a aussi un chapeau qui bouge et 2 traits sous les yeux. Nous avons fait le trio avec le Fion, puis le Compositeur nous a rejoint. Contrairement aux apparences, je ne suis pas en train de raconter ma dernière partouze. Je n'ai matériellement pas le temps de faire de la partouze.
Il fallait aussi dans ce blog rendre hommage à Gazoline (qui était l'amie d'Arielle D. dans une ancienne vie mais tout le monde peut changer) qui m'a trouvé un mari bien qu'il ne soit pas charpentier. Grâce à lui et donc à elle, j'aurai une voiture diesel et nous boirons du champagne en jouant du piano les yeux mi-clos. Je porterai des bottes en poils de yak rose fluo. La vie après la banque sera glamour, la vie après la banque sera in your mooth.
jeudi 22 avril 2010
=A2&" "&B2
Je concatène
Tu concatènes
Il/Elle concatène
Nous concaténons
Vous concaténez
Ils/Elles concatènent.
Je te concaténerais
Tu nous concaténerais ?
Il la concaténerait (s'il le pouvait)
Nous ne vous concaténerions (pour rien au monde)
Vous me concaténeriez ? (même pas cap')
Elles nous concaténeraient (les garces.)
Et le meilleur d'entre nous : le subjonctif imparfait :
Que je le concaténasse
Que tu nous concaténasses (vas-y, madame !)
Qu'il les concaténât
Que nous nous concaténassions
Que vous me concaténassiez (j'apprécie l'élégance du vouvoiement)
Qu'ils les concaténassent (Eux et les 7 générations qui suivront. Non mais.)
Tu concatènes
Il/Elle concatène
Nous concaténons
Vous concaténez
Ils/Elles concatènent.
Je te concaténerais
Tu nous concaténerais ?
Il la concaténerait (s'il le pouvait)
Nous ne vous concaténerions (pour rien au monde)
Vous me concaténeriez ? (même pas cap')
Elles nous concaténeraient (les garces.)
Et le meilleur d'entre nous : le subjonctif imparfait :
Que je le concaténasse
Que tu nous concaténasses (vas-y, madame !)
Qu'il les concaténât
Que nous nous concaténassions
Que vous me concaténassiez (j'apprécie l'élégance du vouvoiement)
Qu'ils les concaténassent (Eux et les 7 générations qui suivront. Non mais.)
mercredi 21 avril 2010
I could leave today
A la cantine, il y a une fille qui a beaucoup raconté sa vie : elle s'enduit de jus de pamplemousse et diffuse des hormones faciales, c'est à cause de son chat qui commet des meurtres dans des cartons Ikea, il s'attaque essentiellement à des personnes du 3ème âge malodorante. C'était très intéressant.
Mais l'important concerne comme de bien entendu le week-ent, qui s'est prolongé de 2 jours grâce à une bronchite bienfaitrice qui, en laissant pousser du chèvrefeuille sauvage dans ma poitrine m'a exemptée de 2 jours de banque (et de blogs cools). J'ai ainsi découvert que j'étais capable de me retenir de respirer pendant 48 heures si ça me permettait de pas devoir y aller.
Heureusement, l'été sonnera le glas de la banque et des moules. Je respire.
Je ne raconterai pas le concert, c'est à cause de la femme de Jean-Jacques. Qui n'inspire pas que le respect.
Par contre, j'ai découvert des modes de vie qui inspirent autant que la Californie : au royaume du Molard et dans l'empire du Cochon Congelé, il n'y avait rien à envier à L.A. J'ai rencontré des gens très intéressants, et pas uniquement d'un point de vue capillaire, ils vivent dans une cave, ils sont poètes, musiciens et cascadeuses. Maintenant que j'y pense, c'était probablement des Fraggle Rock. J'ai dormi dans la cabane à outils du jardin, j'ai réalisé alors que j'en avais toujours rêvé (mais je ne suis pas un Gorg. Non, non et non.).
J'ai par conséquent pris pas mal de décisions : quand la banque s'arrêtera (inéluctablement comme un jour d'hiver), je vivrai dans un endroit avec des gens, des caves, des chevaux, des pianos afin de discuter de la poésie avec des charpentiers, des viticulteurs et des cow-cow-boyz and cow-cow-girlz. Ce qu'il y a de chouette avec les rêves, c'est qu'on est pas obligé de choisir.
De toute façon, le truc, c'est que, en dehors de la banque, la vie devient possible.
PS : je continuerai à manger de la viande, de la mayonnaise du leader price avec mes Coraya, je ne laverai pas mes chaussettes à la main, je ne donnerai plus rien même aux clochards sponsorisés, et j'aurai une voiture diesel. Je ne porterai jamais des chemises de nuit tie and die violette. Je préfère la batterie au jembé (de toute façon je sais même pas comment ça s'écrit). Et je continuerai coûte que coûte à lutter ardemment contre mes explosions d'enthousiasme capillaire.
Un Fraggle c'est pas un hippie. La preuve : il exploite les Doozers.
Mais l'important concerne comme de bien entendu le week-ent, qui s'est prolongé de 2 jours grâce à une bronchite bienfaitrice qui, en laissant pousser du chèvrefeuille sauvage dans ma poitrine m'a exemptée de 2 jours de banque (et de blogs cools). J'ai ainsi découvert que j'étais capable de me retenir de respirer pendant 48 heures si ça me permettait de pas devoir y aller.
Heureusement, l'été sonnera le glas de la banque et des moules. Je respire.
Je ne raconterai pas le concert, c'est à cause de la femme de Jean-Jacques. Qui n'inspire pas que le respect.
Par contre, j'ai découvert des modes de vie qui inspirent autant que la Californie : au royaume du Molard et dans l'empire du Cochon Congelé, il n'y avait rien à envier à L.A. J'ai rencontré des gens très intéressants, et pas uniquement d'un point de vue capillaire, ils vivent dans une cave, ils sont poètes, musiciens et cascadeuses. Maintenant que j'y pense, c'était probablement des Fraggle Rock. J'ai dormi dans la cabane à outils du jardin, j'ai réalisé alors que j'en avais toujours rêvé (mais je ne suis pas un Gorg. Non, non et non.).
J'ai par conséquent pris pas mal de décisions : quand la banque s'arrêtera (inéluctablement comme un jour d'hiver), je vivrai dans un endroit avec des gens, des caves, des chevaux, des pianos afin de discuter de la poésie avec des charpentiers, des viticulteurs et des cow-cow-boyz and cow-cow-girlz. Ce qu'il y a de chouette avec les rêves, c'est qu'on est pas obligé de choisir.
De toute façon, le truc, c'est que, en dehors de la banque, la vie devient possible.
PS : je continuerai à manger de la viande, de la mayonnaise du leader price avec mes Coraya, je ne laverai pas mes chaussettes à la main, je ne donnerai plus rien même aux clochards sponsorisés, et j'aurai une voiture diesel. Je ne porterai jamais des chemises de nuit tie and die violette. Je préfère la batterie au jembé (de toute façon je sais même pas comment ça s'écrit). Et je continuerai coûte que coûte à lutter ardemment contre mes explosions d'enthousiasme capillaire.
Un Fraggle c'est pas un hippie. La preuve : il exploite les Doozers.
vendredi 16 avril 2010
Qui a le droit ?
Aujourd'hui, je suis occupée à écrire une nouvelle chanson sur une idée originale que j'ai eu il y a 3 semaines et que je ne peux dévoiler ici sans quoi mes lecteurs fictifs n'iraient même plus à mes concerts en tant que spectateurs enthousiastes et fictifs. Je peux juste dire qu'il s'agirait de ma première chanson politiquement engagé, un grand coup de gueule contre les trucs pas cool de ce monde, un hurlement de rage déchirant contre l'horreur des choses injustes, un coup de boule contre les gens méchants.
J'ai un peu de mal mais je maintiens la concentration. Je pense que je vais réussir à m'énerver d'ici la fin de la journée.
C'est qu'en plus, ce soir, il y a un concert avec le Compositeur, le Musicien et le Poète, c'est donc quelque chose d'important. J'ai à chaque fois l'espoir de chanter juste (ce qui explique le trac récurrent).
On comprendra donc que le vendredi, étant en purgatoire avant mon intronisation en week-ent, je n'ai matériellement pas beaucoup de temps à consacrer au blog cool. Je voulais simplement mettre le hola à toute forme d'inquiétude : aujourd'hui, je n'ai encore rien foutu au boulot.
L'honneur est sauf.
Et le haiku du jour : "le temps passe, je t'en lasse." (ça n'allait pas dans la chanson engagée, du coup je le place dans le blog cool).
J'ai un peu de mal mais je maintiens la concentration. Je pense que je vais réussir à m'énerver d'ici la fin de la journée.
C'est qu'en plus, ce soir, il y a un concert avec le Compositeur, le Musicien et le Poète, c'est donc quelque chose d'important. J'ai à chaque fois l'espoir de chanter juste (ce qui explique le trac récurrent).
On comprendra donc que le vendredi, étant en purgatoire avant mon intronisation en week-ent, je n'ai matériellement pas beaucoup de temps à consacrer au blog cool. Je voulais simplement mettre le hola à toute forme d'inquiétude : aujourd'hui, je n'ai encore rien foutu au boulot.
L'honneur est sauf.
Et le haiku du jour : "le temps passe, je t'en lasse." (ça n'allait pas dans la chanson engagée, du coup je le place dans le blog cool).
jeudi 15 avril 2010
Peace and Vole.
Hier je suis allée au grand parc à côté du bureau à Here The Pussies. Et j'ai vu quelque chose de magnifique et de toute beauté :
Un hélicoptère qui décolle.
Pour dire la vérité, c'est la deuxième fois en moins d'une semaine, puisque pendant le Paris-Roubaix, j'ai aussi eu l'immense honneur de voir un hélicoptère s'élever dans les airs. Ce qui est probablement un signe, mais je ne sais pas de quoi. Peut-être que mon mari sera chauffeur d'hélicoptère en plus d'être charpentier, qui sait.
Un hélicoptère qui décolle, c'est beau.
Parce que ça met du temps, et puis que soudain tout doucement comme si on tirait sur la ficelle, il s'élève. Pas très haut au début, parce que là, il manoeuvre à à peine quelques mètres du sol, un genre de sur-place merveilleux, et puis il reprend son souffle et là, c'est parti ! Il fonce tête baissée vers les cieux. C'est très émouvant.
Vraiment.
D'ailleurs, dans le parc, je n'étais pas la seule ébahie. Il y avait aussi des pingouins sérieux en costume, des enfants qui allaient jouer au foot, bref, des tas de gens importants.
Et une fois que l'hélicoptère était parti, nos regards émus se sont croisés. Un peu honteux d'avoir été pris en flagrant délit de billes, de culottes courtes et de stupéfaction ravie. C'est qu'on aurait battu des mains si ça avait duré ne serait ce que 2 mn de plus. On était heureux comme si on sortait du cirque.
ça m'a fait réaliser que les pingouins sont des enfants comme les autres. Et que sans pingouin, il n'y aurait probablement pas de décollage d'hélicoptère.
Car je pense qu'il en faut des comités de pilotage et des schémas directeurs pour faire décoller un hélicoptère.
Par conséquent, bien que je sois en train de vivre mes derniers mois en tant que pingouin et que rien que d'y penser, j'ai le palpitant qui s'emballe, je suis contente de savoir que je laisse derrière moi des tas de pingouins qui continueront à faire décoller les hélicoptères.
Pendant que moi, j'enseignerai la poésie à des futurs charpentiers.
Quand on voit un hélicoptère décoller, on se sent en harmonie avec le monde.
Un hélicoptère qui décolle.
Pour dire la vérité, c'est la deuxième fois en moins d'une semaine, puisque pendant le Paris-Roubaix, j'ai aussi eu l'immense honneur de voir un hélicoptère s'élever dans les airs. Ce qui est probablement un signe, mais je ne sais pas de quoi. Peut-être que mon mari sera chauffeur d'hélicoptère en plus d'être charpentier, qui sait.
Un hélicoptère qui décolle, c'est beau.
Parce que ça met du temps, et puis que soudain tout doucement comme si on tirait sur la ficelle, il s'élève. Pas très haut au début, parce que là, il manoeuvre à à peine quelques mètres du sol, un genre de sur-place merveilleux, et puis il reprend son souffle et là, c'est parti ! Il fonce tête baissée vers les cieux. C'est très émouvant.
Vraiment.
D'ailleurs, dans le parc, je n'étais pas la seule ébahie. Il y avait aussi des pingouins sérieux en costume, des enfants qui allaient jouer au foot, bref, des tas de gens importants.
Et une fois que l'hélicoptère était parti, nos regards émus se sont croisés. Un peu honteux d'avoir été pris en flagrant délit de billes, de culottes courtes et de stupéfaction ravie. C'est qu'on aurait battu des mains si ça avait duré ne serait ce que 2 mn de plus. On était heureux comme si on sortait du cirque.
ça m'a fait réaliser que les pingouins sont des enfants comme les autres. Et que sans pingouin, il n'y aurait probablement pas de décollage d'hélicoptère.
Car je pense qu'il en faut des comités de pilotage et des schémas directeurs pour faire décoller un hélicoptère.
Par conséquent, bien que je sois en train de vivre mes derniers mois en tant que pingouin et que rien que d'y penser, j'ai le palpitant qui s'emballe, je suis contente de savoir que je laisse derrière moi des tas de pingouins qui continueront à faire décoller les hélicoptères.
Pendant que moi, j'enseignerai la poésie à des futurs charpentiers.
Quand on voit un hélicoptère décoller, on se sent en harmonie avec le monde.
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