jeudi 2 septembre 2010
jeudi 26 août 2010
mercredi 18 août 2010
I'm one of the common wealth
Albion est un édredon en plumes de cygne, vert gazon et qui sent bon l'herbe coupée. Albion est douce comme une soirée au coin du feu quand il pleut dehors. Ils y emballent la nourriture dans des toutes mignonnes boîtes en carton, qui s'imbriquent parfaitement dans le frigo et leur maison sont toute en moquette. Ils sourient tout le temps en s'excusant de ne pas avoir été assez gentil avec vous et vous regardent comme si vous méritiez tous les plus gros câlins du monde. Vraiment à Albion, on a tout le temps envie de faire des bisous aux gens. C'est probablement à partir de là qu'on pénètre dans une zone de possible déception mais je ne suis pas restée assez longtemps pour me sentir menacée. Deux autres aspects marquants d'Albion : les tatouages qui pullulent sur la peau des gens et les chaises roulantes motorisées. A Albion, tous les vieux sont montés sur roulette. J'y ai vu aussi, plus spécifiquement en Ecosse, des gens qui jouent au golf dans les parcs, des capotes au whiskey et des moutons gonflables (sisi. Pour adulte. Les habitants d'Albion sont autant fascinés par le mouton qu'un boucher hallal.).
Mais surtout à Albion, ils ont une langue avec laquelle on a le droit de jouer tout le temps.
(je parle du langage bien entendu)
Par exemple, on peut faire un verbe avec n'importe quel nom (You don't even fucking ID me ! Stop mummying me !...), faire n'importe quel nom avec n'importe quel adjectif, etc. Bref, quand je serai grande, je me spécialiserai en néologisme britannique, it's my why not moment. Et puis, ils sont tellement drôles...
Bref, j'adore cette oh my dear atmosphère, la même qui m'a fait tant aimé Hong Kong et les mugs pleines d'eau chaude. C'est vraiment trop mignon.

mardi 10 août 2010
Gotta knock a little hard
Y'a un groupe qui s'appelle Electric President (et qui ont fait une chanson excellente qui s'appelle the violent blue mais on n'est pas là pour ça) et sur leur myspace, ils expliquent qu'ils espèrent un jour devenir très riche grâce à leur musique, comme ça ils pourront s'acheter un avion. Ensuite, ils brûleraient l'avion, sans même l'avoir utilisé. C'est juste pour le plaisir d'avoir les moyens de le faire. Et pendant que l'avion brûlerait, ils boiraient des supers bons vins rouges en faisant des rires sardoniques jusqu'à ce que l'avion explose.
Et bien parfois, oui, j'avoue, je suis jalouse. Cette idée est tout simplement féérique.
Moi, je n'avais humblement pensé qu'à un tank...
Et bien parfois, oui, j'avoue, je suis jalouse. Cette idée est tout simplement féérique.
Moi, je n'avais humblement pensé qu'à un tank...
lundi 9 août 2010
Non, c'est pas du tout la fête sans ta casquette...
Aujourd'hui, je pourrai vous parler de tracasseries administratives, de changement d'adresse intempestive ou d'aspirateur mais ceci est un blog cool et non un partage sur les expériences chiantes de la vie, grand bien nous fasse.
Par conséquent, il va me falloir vous parler de casquettes. Il m'est apparu clair comme de l'eau de roche en m'endormant hier soir (je sais, j'ai une vie étrange, c'est parce que je n'ai pas de problème de couple) que le port ou le non-port de la casquette est un choix crucial dans la vie d'un être humain. En atteste la littérature, le cinéma et les fraggle rock.
Prenons la littérature. Holden Caulfield dans l'Attrape-Coeur de Salinger, je cite :
"C'était une casquette de chasseur, rouge avec une très très longue visière. je l'avais vu à l'étalage de ce magasin de sports, quand on était sorti du métro juste après avoir découvert que j'y avais laissé les foutus fleurets. Elle m'avait coûté seulement un dollar. La façon dont je la portais, c'était la visière à l'arrière - un genre plutôt ringard je dois dire, mais j'aimais bien. Et ça m'allait vraiment pas mal." Faut savoir que Holden, à ce moment là, il en chie grave, et que cette casquette, elle le quitte pas du bouquin et qu'elle le réconforte quand même drôlement.
Prenons le cinéma. Paris-Texas, look and shut the fuck up :
Bon inutile de préciser que lui, aussi, il prend cher à sa gueule et il est évident que cette foutue casquette le maintient sur terre.
Enfin, les Fraggles, dans l'épisode "C'est pas la peine sans ta casquette", Boober qui voudrait être brave audacieux et courageux, sur les conseils de la Grande Krado aka Germaine, décide de ne plus quitter sa casquette.
Si avec tout ça, vous sortez encore sans couvre-chef, je ne peux vraiment plus rien pour vous. Ceci étant acté, je vous laisse, je vais faire un tour...
Par conséquent, il va me falloir vous parler de casquettes. Il m'est apparu clair comme de l'eau de roche en m'endormant hier soir (je sais, j'ai une vie étrange, c'est parce que je n'ai pas de problème de couple) que le port ou le non-port de la casquette est un choix crucial dans la vie d'un être humain. En atteste la littérature, le cinéma et les fraggle rock.
Prenons la littérature. Holden Caulfield dans l'Attrape-Coeur de Salinger, je cite :
"C'était une casquette de chasseur, rouge avec une très très longue visière. je l'avais vu à l'étalage de ce magasin de sports, quand on était sorti du métro juste après avoir découvert que j'y avais laissé les foutus fleurets. Elle m'avait coûté seulement un dollar. La façon dont je la portais, c'était la visière à l'arrière - un genre plutôt ringard je dois dire, mais j'aimais bien. Et ça m'allait vraiment pas mal." Faut savoir que Holden, à ce moment là, il en chie grave, et que cette casquette, elle le quitte pas du bouquin et qu'elle le réconforte quand même drôlement.
Prenons le cinéma. Paris-Texas, look and shut the fuck up :
Bon inutile de préciser que lui, aussi, il prend cher à sa gueule et il est évident que cette foutue casquette le maintient sur terre.Enfin, les Fraggles, dans l'épisode "C'est pas la peine sans ta casquette", Boober qui voudrait être brave audacieux et courageux, sur les conseils de la Grande Krado aka Germaine, décide de ne plus quitter sa casquette.
Si avec tout ça, vous sortez encore sans couvre-chef, je ne peux vraiment plus rien pour vous. Ceci étant acté, je vous laisse, je vais faire un tour...
dimanche 8 août 2010
Arthur or Martha.
Ladies and Gentlemen, Here we are...
Bon pour le moment, j'ai plutôt l'impression d'évoluer dans un monde parallèle, genre un peu flippant comme un rêve où on hésite entre se réveiller ou continuer jusqu'au bout pour voir comment ça finit (et surtout pour tenter de se figurer pourquoi, nom de Zeus, j'ai atterri ici ??!?)
De toute façon, si c'est comme dans un rêve, ça finira en eau de poisson. Pour le moment, comme dirait le pote de Gazoline qui a plein de chats et qui se fait arrêter dans des bolides en herbe immatriculés 0-1, j'ai un grand champ devant moi. Un grand champ aquatique.
Néanmoins, l'Au-Dessous m'a envoyé des signaux à caractère clignotant : je suis dans la ville où il y a ma librairie préférée du monde et mon vidéoclub préféré du monde. De plus, il y a juste en bas de chez nous (je suis en colocation avec Barracuda et Gazoline. Et Georges. La chatte.) un tout petit cinéma pas cher tenu par un type très vieux qui ne répond même pas quand on lui dit bonjour (je crois que ça le contrarie d'avoir parfois à sortir de la salle de projection, c'est un truc platonicien, on peut pas comprendre). Par exemple, hier j'ai regardé A l'est d'Eden. L'architecture de ce film est épatante, James Dean fait très bien le renard sauvage, et ça parle d'amour filial, d'argent, mais surtout de la retenue du mal qui n'est pas forcément un bien. C'est beau comme un tsunami qui te jaillirait du nez. Amen.
J'ai vu aussi la fièvre dans le sang, Splendor in the grass, le titre en V.O. à plus la classe, même si il est effectivement question d'ados plein d'hormones qui pensent plus à la gaudriole qu'à finir leurs études, tant et si bien qu'ils finissent soit en H.P., soit ils meurent dans un accident de voiture après avoir avorté, soit en bouseux fauché qui mange des pizzas et élève ses gosses avec des poulets. Pas évident. Sur le même thème, mais avec un autre angle d'attaque, on vous recommandera vivement Les Beaux Gosses (jamais sans ma chaussette).
Demain, nous parlerons littérature et courgettes. En attendant, je vais faire un tour...
Bon pour le moment, j'ai plutôt l'impression d'évoluer dans un monde parallèle, genre un peu flippant comme un rêve où on hésite entre se réveiller ou continuer jusqu'au bout pour voir comment ça finit (et surtout pour tenter de se figurer pourquoi, nom de Zeus, j'ai atterri ici ??!?)
De toute façon, si c'est comme dans un rêve, ça finira en eau de poisson. Pour le moment, comme dirait le pote de Gazoline qui a plein de chats et qui se fait arrêter dans des bolides en herbe immatriculés 0-1, j'ai un grand champ devant moi. Un grand champ aquatique.
Néanmoins, l'Au-Dessous m'a envoyé des signaux à caractère clignotant : je suis dans la ville où il y a ma librairie préférée du monde et mon vidéoclub préféré du monde. De plus, il y a juste en bas de chez nous (je suis en colocation avec Barracuda et Gazoline. Et Georges. La chatte.) un tout petit cinéma pas cher tenu par un type très vieux qui ne répond même pas quand on lui dit bonjour (je crois que ça le contrarie d'avoir parfois à sortir de la salle de projection, c'est un truc platonicien, on peut pas comprendre). Par exemple, hier j'ai regardé A l'est d'Eden. L'architecture de ce film est épatante, James Dean fait très bien le renard sauvage, et ça parle d'amour filial, d'argent, mais surtout de la retenue du mal qui n'est pas forcément un bien. C'est beau comme un tsunami qui te jaillirait du nez. Amen.
J'ai vu aussi la fièvre dans le sang, Splendor in the grass, le titre en V.O. à plus la classe, même si il est effectivement question d'ados plein d'hormones qui pensent plus à la gaudriole qu'à finir leurs études, tant et si bien qu'ils finissent soit en H.P., soit ils meurent dans un accident de voiture après avoir avorté, soit en bouseux fauché qui mange des pizzas et élève ses gosses avec des poulets. Pas évident. Sur le même thème, mais avec un autre angle d'attaque, on vous recommandera vivement Les Beaux Gosses (jamais sans ma chaussette).
Demain, nous parlerons littérature et courgettes. En attendant, je vais faire un tour...
vendredi 30 juillet 2010
Le dernier épisode de la première saison...
Ben oui. On l'a compris. C'est aujourd'hui.
Fin du travail à la banque, fin d'une vie de salarié dans la capitale, fin tout court d'une vie à la capitale, bref, je change de boulot, d'apparte, de ville, de vie... bon pas de mec vu que j'en ai pas.
Mais j'ai résolu ce problème hier (ben oui, tout quitter, pour tout changer dedans de sa vie, c'est pas drôle si y'a pas aussi quitter son mec, c'est tout de suite moins WAAAA et plus bof.). Dans le métro (le seul endroit où il pouvait m'arriver des trucs ces derniers temps on l'aura compris), j'ai vu un type grand-beau-costaud-l'air malin qui s'est arrêté de courir pour aider une maman à descendre les escaliers avec sa poussette. Autant dire un homme parfait dont je m'empresse de tomber amoureuse, ce qui signifie concrètement que je me mets à le suivre de loin en espérant qu'il se passe quelque chose (et non ! je sais pas quoi, si je savais, je ferai probablement pas des trucs pareils !). Bref. Au bout d'un moment, j'en ai quand même eu marre de l'attendre parce qu'il arrêtait pas d'aider tout le monde, de tenir des portes, de donner des sous aux clochards, de porter des handicapés, de rendre la vue à des aveugles, etc. Bref. Il était évident qu'il sacrifiait notre vie de couple sur l'autel de sa carrière de charité.
Je l'ai donc quitté. Lui aussi.
Comme ça, ça aussi, c'est fait.
Y'a plus qu'à déménager demain et hop, on en parle plus.
Alors que dire pour ce dernier post (de la saison, vous inquiétez pas, j'aurai encore plein de trucs palpitants à raconter dans ma Second Life) (vous avez remarqué que finalement je n'hésite même plus à parler à mes lecteurs fictifs ? c'est qu'en fait, j'ai réalisé que dans ma Second Life, j'allais passer mon temps dans ma chambre avec des tas de personnages fictifs, alors autant m'habituer tout de suite, non ?) (non, il ne s'agit pas d'un internement en HP, je vais simplement reprendre des études à Lyon et écrire des histoires. Non mais.) ?
Et bien je souhaiterai rendre un hommage à mon éternel et incompressible malentendu avec le monde du travail (alors qu'avec tous mes amis fictifs tout s'est toujours très bien passé, c'est bien la preuve que le problème, c'est le travail).
Je le ferai en rapportant ici l'entretien d'embauche qui m'a valu de commencer ma carrière de banquière (en informatique, pas en finance, c'était pas possible) :
Le type en costard-cigare (sisi, c'était un beauf de SSII) :
"Donc nous, on est spécialisé dans la MOA de projets informatiques bancaires. Nous avons mis au point une méthode qui permet d'indusctrialiser la phase d'homologation dès la phase de spécifications fonctionnelles ce qui permet d'optimiser les coûts et les délais des projets... blablabla... -j'avais, comme vous, renoncé à comprendre et je commençais à me décourager de trouver un travail et de gagner de l'argent sans que ça soit femme de ménage à Gresse-en-Vercors ou commerciale en assurance des bâtiments sur les chantiers, ce qui était les seuls propositions fermes que j'avais à ce stade. Bref, flippant.) Et vous alors, parlez-moi de vous ? Dites-moi ce que vous pensez pouvoir apporter à notre société ?
- Ben..., dis-je complètement résignée parce que j'avais tellement rien compris que même avec beaucoup d'imagination je ne pouvais absolument rien inventer de crédible et puis les mots qu'il avait utilisé étaient tellement compliqués que ça n'était même pas la peine d'espérer en avoir retenu un seul, bref, je jouais la carte du désespoir), ben... en fait, j'ai rien compris. Mais j'ai très envie d'apprendre, hein !!!
- J'apprécie votre franchise, c'est une grande qualité dans nos métiers, c'est donc pour ça que je vais vous faire une proposition d'embauche" (= je vais pouvoir avoir un logement à moi et pas juste le canapé-lit des copains même si c'est les copains les plus cools du monde)
Le truc, c'est qu'à ce moment-là, j'ai fermement cru que ça y etait, c'était parti, j'allais travailler, apprendre, et que j'aurai une vie normale comme celle des gens normaux dans les séries télé. Un boulot, un appartement, etc. et que du coup, je n'aurai plus jamais aucun souci (= questions existentielles quant à ce que je veux faire dans la vie) (oui je sais, ce post est long et chiant et décevant, comme tous les derniers épisodes, c'est comme ça). Mais non. J'ai beau eu finir par comprendre ce qu'avait voulu me dire le type au cigare à ce moment-là, j'ai jamais compris pourquoi tout ça nécessitait... euh... comment dire... ben, que je m'y intéresse en fait.
Et comme, que je fasse ou pas ce qu'on me demandait, ça ne changeait la plupart du temps strictement rien (je l'ai vérifié plus d'une fois). Ben ça fait 12 ans que, sauf exception, je fous rien au travail. Autant dire de mes journées.
Et donc, à 35 ans, j'ai décidé que, tiens, si je faisais des trucs pendant les journées. Et voilà. A partir de lundi, je vais faire des trucs.
J'ai le trac.
Mais j'ai la niaque.
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