vendredi 15 octobre 2010

We're going fast then we take it slow

Ce post, tel un cri dans le désert, vient interrompre la longue attente. Nous n'attendons pas le messie mais de l'argent, je suis ni plus ni moins vénale que toi, chez lecteur fictif et pour que vive la poésie, j'appelle à moi certes Edgar Poe mais aussi le Pôle Emploi. L'angoisse de l'attente m'immobilise parfois tel le renard sauvage aux aguets mais j'ai décidé d'aller de l'avant surtout depuis que j'ai compris que mon anxiété n'est que le refoulement de mon ultra-violence car face à toi, Employé Pôle Emploi, je me sens tel Jack The Ripper face à une vieille prostituée des bas fond de Londres. Je te veux du mal. Parce que tu as quelque chose, peut-être, mais tu ne veux pas me le donner gratuitement. Et ça, c'est pas gentil.
Bref. Il faut absolument que je pense à autre chose.
Comme des diamants, des mulots ou des courgettes. Ou un bébé bison. Ou une graine de tournesol bleu. Ou un poncho. Oui c'est ça.
Un poncho.
Avec un Stetson rose à plumes. Des collants chamarrés. Et des babouches gris-métallisées (en quatrième j'avais eu 20 sur 20 à un devoir sur l'accord des mots composés)(j'ai eu une enfance très malheureuse).
Je vais en outre construire une play list de funk et devenir conducteur de bus.
Je suis la Jean-Mouline de l'évasion.

But right now, I have to go, Darling. Ain't got time, kind of a rendez-vous for a bilan de compétence².

² (NdT) : les mots en italiques sont en français dans la version originale.

mardi 5 octobre 2010

jeudi 30 septembre 2010

Strange Fruits

It's not a joke, it's a rope.

Alors voilà. Le Pôle Emploi m'a tuer. J'agonise en me raccrochant à l'infime espoir du rendez vous du 11 octobre, comme une lumière au bout du tunnel, ou comme le goudron et les plumes avant le retour d'où je viens après tout qu'est ce que t'as cru.
Le monde se divise en 2 parties : ceux qui ont l'ombrelle et ceux qui marchent.


Moi, je marche.

En priant pour que mon pire ennemi veille bien sur moi.

jeudi 16 septembre 2010

mercredi 15 septembre 2010

Parce qu'il y a un hélicoptère et un tank, moi je dis NAN !


Quand je serai grande, je serai Yolande.

La question du jour :
Est-ce une mauvaise idée de lire l'autobiographie de Jacques Mesrine quand on a des démarches administratives en pagaille à effectuer ?
Réponse :
Probablement.

Face à ce cube métallique froid, sombre et arbitraire, on oscille entre l'écroulement neurasthénique et la haine sanguinaire. A croire qu'"ils" s'en doutent, parce qu'"ils" ne veulent même plus nous voir, nous parler, incarner le malentendu, histoire qu'on se serre les coudes pour le démêler. Non. Il n'y a plus que des voix composées au téléphone à qui je ne peux répondre que par des touches (1,2,3, étoile, dièse) ou des mots (info, inscription...) mais personne pour répondre à ma question qui n'était pas prévu dans le schéma.

Putain.

Alors je deviens dingue.

Et je pense à Mesrine :

- Pour défoncer le bureau de l'agent binaire (appelons le Ben oui-Ben non) à coup de batte de base ball en lui demandant s'il pense que c'est une bonne idée, tapez 1.
- Pour poser mon katana sur la pomme d'adam du directeur clientèle de SFR afin qu'il me dise si oui ou non je peux résilier cette putain de ligne, tapez 2.
- Pour pouvoir vivre libre et nue dans un grand champs de violettes sans plus jamais d'identifiant, de code, de numéro d'abonné ou de mot de passe, dites "Sunshine Superman".

Suite à ce détournement de procédure, je vais être obligée de partir en cavale hors d'Europe. J'ai trouvé une planque dans la ville de Paul Bowles, William Burroughs, Jean Genet, Joseph Kessel, Marguerite Yourcenar, Paul Morand (bisou GP), Tennessee Williams, Antoine de St Exupéry, Mohammed Choukri. Entre autre.


Bien à vous,
Pépé Le Moko.