jeudi 25 novembre 2010

Ouate.

Cette semaine décidément, j'ai juste rien envie de faire, juste des siestes, regarder des séries (j'avoue : j'ai commencé Cougar Town... Mais aussi Treme...), pour vous dire, j'ai fini par considérer que prendre sa douche, c'était déjà faire quelque chose, du coup, je l'ai rajouté dans ma liste de truc à faire (comme ça, j'ai quand même le sentiment de cocher au moins un truc par jour, c'est important). On n'a qu'à dire que c'est mes vacances. Après tout, j'ai quand même joué au tarot avec des fous. Et j'ai fait la vaisselle hier.

Et puis exceptionnellement, j'aurai bien aimé avoir un mari aujourd'hui, il m'aurait fait un massage, il m'aurait fait mon café, ma valise, il m'aurait emmené à la gare et il aurait agiter son mouchoir sur le quai de la gare.

Et il aurait les yeux plus gros que le ventre.

mardi 23 novembre 2010

Puppy dog's tail

Alors tout d'abord, rendons grâce au banjo.

Ensuite, j'ai reçu ça ce matin :
"Candy,

Jean-Luc has made contact. It is quiet here in the U.S. States! If the
French
side is quiet, the Walloon Gangshould be ready to attack
Belgium!!!


Godspeed
Etienne"

Et comment dire ? Je jubile. Parce que c'est drôle et parce
que là où Sid Vicious est mort, et bien moi, j'étais Candy et
en compagnie de Jean-Luc, et d'Etienne, le pirate indien,
nous avons inventé le terrorisme wallon.





Enfin samedi, alors que contre tous mes principes, je
sortais de chez Ikea (encore un coup de Gazoline, on
s'en sera douté), un poney rose nous attendait,
caracolant sur le rebord d'un caddie.

Avec tout ça, vous ne pouvez décemment pas nier
que je suis bénie des dieux, de satan, de Sainte
Rosalie et que l'esprit scintillant de Dalida plane
au-dessus de moi et me protègera de tous les cacas
de pigeon, quelque soient les circonstances, non ?




vendredi 19 novembre 2010

Et sur le fond tu déposes la neige de tes amours

Dans le nouveau van de San Ku Kai, on est allé se rouler comme un ruisseau dans son lit dans les montagnes du Haut-Langudoc. Fion nous a rejoint et nous avons tenté de lâcher prise afin de nous connecter à la cosmogonie ambiante et de retrouver notre chemin sur la voie des résonances. Quelques bières, un feu de bois et une bonne assiette de lentilles plus tard, nous avons pris la route du retour, un peu plus près de nous-mêmes et des étoiles.
La campagne me fait de l'effet.
Depuis, je fais la cuisine, je fabrique des boissons du Caucase fermentées et je gère la vie avec sérénité. Comme dirait George Sand, mon organisation s'accorde avec cette nouvelle vie, où seule l'ardeur au travail bien fait et la constance de mes humeurs me permettront d'aboutir à une humeur propice aux rêveries et au développement de mes talents artistiques.
Amen. (George est quelqu'un d'important : elle a bu du champagne, accompagné de boeuf bouilli, de melon et de Balzac. En outre, c'est une chatte.)

Cependant, quand mes nerfs cessent de me jouer des tours et de m'entraîner vers la grâce divine et une vague béatitude chevrotante, je suis essentiellement ça :

Penser à faire le relevé de compteur de gaz - Envoyer mon CV à la dame de la machine à vocation - Danser avec les fous - finir la salle de bain - régler la coupure internet (je vous écris d'un café wi fi : touched for the very first time) - Chanter avec le Fion - acheter du sucre - Imprimer mon roman pour faire du Découpage - faire une liste de gens qui voudraient bien donner des sous à No Dogs - Trouver une idée pour Fabriquer un roman photo - Faire une salade avec le reste de chou rouge - reparler à San ku kai du Reportage Poétique en casse automobile - Organiser mes virées familiales (ou impact du rayonnement de l'Orchestre Symphonique) - racheter des boules Quiès - finir le précis de sémiotique pour pouvoir le ramener à la bibliothèque - travailler la version bilingue du Poney Rouge de Steinbeck (j'ai toujours adoré les histoires d'enfant avec des parents pas cools ou orphelins, et qui vivent avec des chevaux dans des ranchs. Toujours.) - Trouver un PMU pour tourner le clip de mon morceau de Funk Belge - nettoyer la cuisine - faire un double des clés de la boîte aux lettres - trouver un métier (ah oui, c'est vrai...) - faire des photocopies de l'avenant au bail pour avoir une assurance (j'habite dans un appartement plein de jeunes insouciants, ça consiste en un genre de métier d'animation socio-administrative) - Parler à des vieux.

Alors bon, penser en plus à écrire des articles de blog cools avec une mitraillette pareille dans la tête², franchement, vous me prenez pour qui ?


Heureusement, je ne suis pas mariée.

² Nonobstant le fait que dans le bar wi-fi, les gens parlent fort de commerce en Espagne, de raisons de retard, de clients (c'est fou le nombre de gens qui ont des clients, presque autant que des gens qui ont des chats dirait-on), de choix d'iPod et tout un tas de sujets qui me détournent si facilement de mes objectifs à caractère littéraire.

mardi 9 novembre 2010

All you gotta do is plug me into high

Que peut-on y faire ?
On se réveille un matin et rien n'est comme on pensait le trouver en s'endormant la veille. Des gens s'en vont et pourtant il faut bien continuer sans eux.
Pas évident.
Accroche-toi mon bonhomme, le futur t'attend.


Et puis, la dame de la machine à vocation m'explique qu'on peut trier les gens en 9 catégories. Qu'il y en a une qu'on appelle "romantique". Elle m'explique que c'est la case des artistes, qu'elle définit comme suit "qui veulent être originaux, pas comme tout le monde" (*). Moi, je ne suis pas "romantique", je suis dans la case "épicurien". Donc l'animation, c'est bien, prof aussi (d'autant plus qu'ayant une forte pondération dans la case "loyal sceptique", j'ai besoin d'un cadre), mais pour écrire, c'est pas la bonne case. Enfin, c'est ce qu'elle pense, parce que, comme elle me l'explique avec fierté : "il est bien fait ce test, n'est ce pas ?". C'est vrai que, à part dans Cosmopolitan, j'en ai rarement passé d'aussi bien, tellement bien, qu'on peut deviner tout seul le résultat. Entendons-nous bien, je m'en fous d'être sacrée "artiste" par une machine à vocation ou par le reste du monde, vraiment. Je savais bien que c'était pas ma case (j'ai déjà fait des tas de tests dans Cosmo et dans des cabinets de RH et de psychologie). C'est juste ce truc bizarre que je ressens toujours dans les entreprises, et plus largement, face à des personnes qui se donnent une position de pouvoir sur vous : cette idée que les gens peuvent se répartir dans les cases d'un tableau Excel. Et une fois que leur case est identifiée, on sait enfin quoi faire d'eux (sic).
Et puis, j'ai entendu cette idée merveilleuse des chefs du pays : si on pouvait identifier les cases des gens dès leur plus jeune âge, on pourrait les "aider", ça serait tellement bien !

Bien pour qui ?


Cependant, amis lecteurs fictifs, pas de panique, on se connaît bien maintenant, n'est ce pas ? Et face à l'adversité, que fait-on dans le blog cool ?
On se détend et on cuisine une bonne potée saucisses-chou rouge, on s'empare d'un livre et d'un clavier, et ce soir, on se rendra en sifflotant à sa première conférence de rédaction.

Parce que, dans le blog cool, il n'y a pas de destin. Il n'y a que ce qu'on fait.


(*) : Définition du Petit Robert (Little Bob is my mate) :
Artiste :
1. Personne qui se voue à l'expression du beau, pratique les beaux arts, l'art.
2. Créateur d'une oeuvre d'art, d'une oeuvre plastique
3. Personne qui interprète une oeuvre musicale ou théâtrale
4. Qui a le sentiment de la beauté, le goût des beaux arts.

Romantique :
1. Touchant comme dans les romans, en parlant d'un lieu, de la nature.
2. Relatif à la littérature inspirée de la chevalerie et du christianisme du Moyen-Age
3. Qui évoque les attitudes et les thèmes chers aux romantiques (sensibilité, exaltation, rêverie, etc...)

Mon analyse (pas pu m'en empêcher...) :
Le fait que dans ce test, ces deux notions, artiste et romantique, soient assimilées à la même case, est tout de même parlant sur la vision de l'art par l'entreprise, le monde du travail, etc... On peut certes débattre des heures sur la question philosophique de ce qu'est l'art, mais ce n'est pas ce qui me perturbe dans leur conception. J'ai eu l'occasion de rencontrer quelques artistes, j'ai rarement vu de doux rêveurs originaux. J'ai majoritairement rencontré des personnes qui se préoccupent de comment on fabrique les choses, pourquoi et qui font preuve d'une énergie et d'une volonté assez exceptionnelle (qui me donnerait plutôt envie de les mettre dans les cases "battant" et "perfectionniste"). Non pas que ma vision soit la vérité. Simplement pour moi, comme pour la dame de la vocation, ou les chefs du pays, il est évident que mettre des gens dans des cases, c'est toujours l'expression d'une idéologie personnelle. Pas d'une vérité.

jeudi 28 octobre 2010

If I discover one of them, they're already too many of them

Quand j'étais petite, j'avais fait un super chouette rêve : de la purée de patates avec du beurre, du gruyère râpé et de la mayonnaise, tout mélangés, même que c'était le type de Croc Vacances qui me l'apportait, vous savez le type avec son polo Lacoste et son lapin, il avait une tête de VRP en assurances-prévoyance-IARD. Bref, tout ça pour dire que j'ai réalisé que ma conception de la volupté à fort peu évoluée depuis (information de toute première importance d'où mon empressement à la communiquer dans le blog cool).


croque vacances 1984

On a les madeleines qu'on mérite.

Bon sinon aujourd'hui, j'ai enfin réussi à écrire correctement le passage de mon roman (nèze-bas ?) qui présente l'énigme vertébrale de toute l'histoire, autant dire quelque chose d'important. Trois ans que je me cognais sur ce putain de passage, trois ans que je jette systématiquement le truc. Et pourtant, si je l'explique pas ce truc, comment savoir après quoi courent les personnages ? Comment comprendre pourquoi ils se parlent sur ce ton ? Comment garder le lecteur avec moi jusqu'à la fin du roman, jusqu'à la mort dans d'atroces souffrances du personnage principal, tué par le personnage secondaire, à la suite d'une spectaculaire trahison ????? Heureusement, grâce à ce que j'ai écris ce matin, j'ai enfin l'assurance d'avoir insufflé un suspens redoutablement efficace à cette histoire. Lecteurs fictifs, je vous tiendrai en haleine jusqu'à ce que vous me suppliez de lâcher prise ! (rires sardoniques)(ça faisait longtemps que je n'avais pas ricaner diaboliquement)(ça fait du bien).


Sinon le chômage et les impôts me rendent de plus en plus vénale (mais c'est le prix à payer pour atteindre le climax de ma vernalité)(j'ai sorti mon dictionnaire hier)(le blog cool est par conséquent en voie de devenir une revue de recherche scientifique). Je vais vendre mon sang.




mardi 26 octobre 2010

La vie en flamand rose

2 bonnes nouvelles aujourd'hui :
- les Black Box Revelation mangent leurs frites avec de la mayo et de la sauce dallas.
- j'ai décidé d'être optimiste : j'ai mis la photo de Carlos en fond d'écran.

Allez. Je file à la bibliothèque, la vie est si pleine d'énigmes à résoudre.