mardi 23 août 2011

Boum.

"Je suis à prendre ou à laisser; ou, comme le veut l'ordre des choses, les deux."
Dorothy Parker, 4 février 1928
Et elle, je vous préviens, vous allez en bouffer.

lundi 25 juillet 2011

Voodoo Country vs New York New York

La vie à la campagne c'est quand même un truc incroyable quand on n'est plus habitué (j'ai grandi à côté d'un troupeau de vaches qui sentaient pas bons)(et y'avait des crottes de chauve souris dans les arbres dans lesquels on grimpait)(les crottes de chauve souris c'est violet, très années 70).
Alors c'est certain, ça prête à la studiosité et à la cuisinerie. A fond. Lecture, écriture et tartes aux légumes à tous les étages. Jusqu'à ce que tout à coup l'accordéon expire et que je me retrouve dans un train pour Paris qui va pas assez vite tellement j'ai über hâte d'aller m'arsouiller le groin avec des citadins qui n'ont pas la moindre idée de ce à quoi ressemble un blaireau en vrai mais qui ont vu la dernière exposition d'art contemporain qui pète ou qui ont rendez vous avec l'ambassadeur Mr Matou-Miâm et les 40 croquettes. C'est du snobisme, oui, je sais, pardon, c'est mal, je réciterais 20 fois les paroles du dernier FP pour me faire pardonner.
Maintenant que le Zappatiste (la cause de mon exil dans les montagnes) est en vacances, on fait des trucs encore plus fous comme aller chez Brico Dépôt (ils ont les plus belles salopettes du monde, je ne sais pas comment les mettre sur ma wish list Amazon mais que les choses soient claires : JE LA VEUX), on traverse les vignes à pieds pour aller à une brocante et on fini assis sur un nid d'araignées (enfin surtout moi, elles m'ont inoculées des tumeurs partout dans les cuisses qui du coup ressemblent à des bouchées à la reine vues du dessus)(c'est con, je voulais passer l'été en short)(j'hésite maintenant car ça risque d'émoustiller tous les campeurs allemands qu'on va croiser), d'araignées donc, en mangeant du pâté ardennais après quoi j'ai forcé le Zappatiste à m'offrir un CD d'Aérosmith parce que "la fille du chanteur, elle est trop belle" (Monsieur le curé, à ces mots, ne se sent plus de joie et m'absous de mon péché de snobisme, amen).
Sinon, faut savoir que je suis prise d'une passion diabolique pour la religion vaudou, c'est la religion la plus cool du monde (y'a quand même une déesse qui s'appelle la grande Brigitte qui est pas loin de ressembler à la Fontaine et à qui faut tout le temps filer du rhum sans quoi elle chope la haine et c'est pas beau à voir, croyez-moi)(elle est maquée avec le Baron samdi)(je vais pas tarder à lancer le journal people des esprits vaudous)(+ quand je serai grande, je serai une mambo)(j'invoquerai l'esprit des araignées tueuses pour défendre mes adeptes)(en échange, ils m'apporteront des Jupiler en offrande. Avec du pâté ardennais.)
Autant dire que le prochain opus de ma grande oeuvre littéraire (atchanaha) sera vaudou ou ne sera pas (j'opte pour la première option même si visiblement les éditeurs ont décidé de m'ignorer)(c'est sûrement pour recevoir le prochain dans les plus brefs délais, j'ai bien compris leur stratégie).
Et sinon, la prochaine fois, je vous raconterai probablement ça (countryside is fun) :




vendredi 22 juillet 2011

Miss Eagle Chief Testickle


Je sens qu'avec ce titre je vais avoir de nouveaux visiteurs (avec la citation de Lady Gaga, j'avais reçu des encouragements très touchants)(un type a cru que j'étais lady Gaga et je lui aurai ainsi quasiment sauvé la vie en ayant des orgasmes sous la pluie, enfin j'ai pas tout compris)(lecteurs fictifs, votre cercle s'élargit).
En fait, j'ai envie de vous parler de grands espaces, de nuages transfigurés qui gonflent au loin, d'aigle protecteur, de castors enragés, de grizzly fumant, de vestes à franges, de barbecue au bord du lac où on a pêché des poissons dans les glaces avec mes amis Nez Percé et Fausse Moustache, bref, en ce moment, je suis toute conquête de l'ouest et trappeurs canadiens.
Sans doute est-ce mon imagination qui a été vivement frappé par la Marne. La vie à la campagne et les lapins écrasés sur les départementales ont probablement réveillé en moi le souvenir d'une vie antérieure où je courais pieds nus toute la journée dans les plaines de l'Oregon.
Ou alors entre le nouveau monde de terence malick, la dernière piste de kelly reichardt et l'exposition my winnipeg à la maison rouge, je suis tout simplement impressionnée comme une enfant qui mange du chocolat pour la première fois. Le nouveau monde c'est juste la plus belle de toutes les histoires de Pocahontas et on se dit que tant qu'on caresse de l'herbe dans le soleil couchant alors la vie est belle (ça paraît niais mais en vrai, la joie c'est cool). La dernière piste c'est cool parce qu'ils ont les mains crades, qu'on apprend que les mocassins d'un indien, ça pue des pieds, qu'un indien ça kiffe sa race les nécessaires à couture et que la vie sans assurance chariot et rapatriement, ça complique pas mal les choses.
Enfin, my winnipeg est une exposition grandiose et pas seulement parce que c'est trop mignon comme titre, ni seulement parce qu'on y croise un transexuel indien dépressif en grandeur nature, c'est pour tout ça (j'ai pas pu choisir) et bien d'autre chose encore :





Quand on vous dit que l'art contemporain, c'est cool, c'est pas pour taper la pose, c'est parce que y'a que là qu'on voit winnie l'ourson se faire braquer et que les castors sont psychotiques, bref, l'art contemporain, c'est cool parce que c'est über drôle.

mardi 19 juillet 2011

Ava, Anita, Poca et moi !

Hier, je suis allée traîner mes guêtres sur Amazon (j'aime découvrir le monde après tout le monde)(un jour je vous parlerai d'un groupe que je viens de dénicher, les rolling stones, ça s'appelle)(A mon avis, ils vont pas mal marcher).
Et j'ai découvert un truc merveilleux qui s'appelle la wish list, alors il m'a semblé évident qu'il fallait immédiatement la remplir pour ensuite la transmettre à un maximum de gens (c'est vrai quoi, comment peuvent-ils savoir sinon que je veux des cadeaux, plein plein plein puissance pléthore ?).
Le problème, c'est que maintenant qu'elle est faite, il faut que chaque minute que dieu fait, je m'empêche d'aller m'offrir à moi même ma propre wish list... Ma générosité compulsive me perdra...
Enfin, je vais essayer de vous faire un Top Ten de mes films préférés (une fois qu'on est parti pour faire des listes culturelles, on a plus envie de s'arrêter)(c'est un peu comme quand on boit des bières) :
1- "Le bon, la brute et le truand". Sans hésitation. C'est anarchiste et orgasmique. C'est l'absolu de l'art et de la beauté. Mais plus encore, c'est drôle. Et Sergio est quelqu'un d'ultimement important (donc en sous-1, ajoutez les Il était une fois l'Ouest et la Révolution)(oh ouais ! Rien que pour la scène du début où les vieux bourges bavent leur cerise ! C'est tellement bon quand ils se font dégoupiller ensuite ! Anarchiste et orgasmique, je vous dis !)
2- "Vol au dessus d'un nid de coucou". Sans hésitation. C'est anarchiste et orgasmique. Etc... Et en plus, y'a une blonde qui s'appelle Candy.
3- Maintenant que j'ai prouvé que j'étais pas un pédé, je pose "West side story". Anita wants to live in AmeRIIIIIIIIca ! Franchement, regardez moi dans les yeux : "what else ?"
4- Bon et là ça se complique, pour mettre un ordre, alors, je vais tout lâcher en vrac, et plus j'y pense, plus il en manque, sans parler de ceux que j'ai pas encore vu (définition ultime du désir) :
Chungqing Express
l'Effrontée
Hair
The wrestler
La nuit de l'iguane (et tous les grands Ava Gardner, genre Mogambo, tout ça)(Ava est une mère supérieure)
Steack (et j'avoue, j'hésite à citer la Tour Montparnasse Infernale)(Oups ! Ah ben, c'est fait)
Dikkenek
La merditude des choses (le cinéma belge est une grande chose)
Le nouveau monde (Pocahontas, elle est über cool, avec Ava et Anita, ce sont mes mères supérieures)(on est membre d'un couvent où je suis la seule novice et toutes les autres sont des mères supérieures)(on fait des danses de sorcières en buvant de la Jupiler tous les soirs dans le cloître)(c'est moi qui fait le DJ) (on fait la danse de la pluie sur 99 Luft Balloons)
Paris texas
Dead Man
La chatte sur un toit brûlant (pour me jeter dans les bras de Paul Newman à la fin)
On est à plus de 10, là, non ? En fait, c'est littéralement impossible de faire la liste de ses 10 meilleurs films (c'est comme si j'avais 217 enfants et qu'on me demandait de les trier)(c'est cruel et méchant et pas du tout du tout orgasmique. Quelle idée franchement... Mieux vaut faire des wish list sur Amazon.
Y'aura pas d'image aujourd'hui. Vous n'avez pas été sages.

mercredi 22 juin 2011

Innocent when you dream

Hier c'était la fête de l'été et de la musique, c'est pourquoi j'ai passé la soirée en pyjama à regarder Brooklyn Boogie en buvant de la tisane Drainage et Elimination. Rock'n'roll is apart.

Il faut dire que le retour à la grand ville de Lyon après ces semaines terrées dans les vignes champenoises, où je consacrais mon temps à entretenir mon potager, aller couper du bois et nourrir les bêtes (et le dimanche, je bats le beurre), il faut donc dire que tout ce monde, ces magasins et ces choses à faire qui nécessitent un téléphone ou une voiture ou un code d'accès m'ont littéralement épuisée (l'âge, ma bonne dame, l'âge...).


En même temps, en ce moment, tout m'épuise, je dois avoir un cancer de la vitamine C ou un truc du genre. C'est ennuyeux car comme vous aurez pu le constater, chers lecteurs fictifs, je n'écris plus. Autant dire que le néant n'est pas loin de m'engloutir. Heureusement que Gossip Girl me maintient à flot en me montrant qu'une autre vie est possible (j'espère que ce passage illustrera la définition du mot pathétique dans la prochaine version du Petit Robert)(je suis rongée par une ambition dévorante).


Concernant mon gringue aux éditeurs, il tarde à se mettre en place. Le problème c'est que des gens importants pensent que j'ai mes chances. Ce qui est terriblement angoissant. Je ne drague correctement qu'à condition de n'avoir rien à perdre. Il faut absolument que je trouve un moyen d'en avoir rien à foutre de Gallimard. Après tout, ce type est mort. Et il avait probablement mauvaise haleine. C'est comme si, en le croisant à la terrasse d'un café, après qu'une copine m'ait demandé "t'as pas un peu maigri, toi ?", je décidais de draguer Sean Penn, maintenant qu'il est vieux, moche et qu'il sort avec Scarlett Johannsson (je sais pas comment ça s'écrit)(a-t-on idée aussi de s'appeler comme une ville d'afrique du sud ?)


Surtout, admettons que je sois publiée, ça me colle la pression pour en écrire un autre. Et la pression n'est bonne que dans une pinte (la bière et la tisane sont des boissons totalement complémentaires)(le champagne est un complément pas déplaisant)(le coca zéro, c'est juste parce que faire des rots, c'est rigolo).


Bref, je vais suivre les préceptes de ce bon vieux gros Bubu (un sumo qui s'est reconverti dans la méthode pilates et qui mangent des courgettes sauvages)(si j'ai bien compris le dernier Psychologie Magazine), je vais me concentrer sur l'instant présent. Ne penser à rien d'autre. Surtout pas à l'avenir (quant au passé, on savait déjà que c'était une mauvaise idée). Donc : il fait beau, je vais boire un café en gardant mes lunettes de soleil (tant pis pour la buée sur les verres) et après j'irai transpirer ma race sur un photocopieur, j'irai à la Poste et je me serai enfin débarrassée de cette corvée. Il ne me restera plus qu'à clore mes obligations lyonnaises et à réfléchir à ma prochaine coiffure.


Tomorrow is another day (il parait que le prochain James Bond va s'inspirer du blog cool)(il y sera question de pingouins, de vampires et d'un groupe de filles obèses qui jouent du mariachi).

PS : je file, j'ai pas le temps de creuser, j'ai un temps présent à vivre, moi. Merde.

mercredi 1 juin 2011

L'oeil furibard, les babines retroussées, elle brandissait sa Barbie toiletteuse

Et je rajouterai que j'ai rencontré Philippe Murray hier, et que j'avais envie de pousser des petits cris, de lever les bras et de pleurer (mais je pouvais pas, j'étais à la bibliothèque). Il est tout colère et flamboyance. Il énerve, il fait rire, il fait peur, il fait réfléchir, il fait penser, il dit jamais où il faut aller. Je l'aime d'amour. Et en sortant de la bibliothèque je suis allée dans un magasin de jouets où tout scintillait et clignotait de roses, de jaunes et de joies béates et forcées. A la caisse, se tenait le tenancier : un vieux au teint lie de vin qui sentait l'ennui et le mauvais alcool. C'était comme un signe.

Je n'en suis qu'à un tout petit vingtième de ses essais mais j'ai déjà noté ça et je n'ai plus qu'une hâte, le retrouver.


"Toutes les causes sont entendues, il n’existe plus d’alternatives présentables à la démocratie, au couple, aux droits de l’homme, à la famille, à la tendresse, à la communication, aux prélèvements obligatoires, à la patrie, à la solidarité, à la paix. Les dernières visions du monde ont été décrochées des murs. Le doute est devenu une maladie. Les incrédules préfèrent se taire. L’ironie se fait toute petite. La négativité se recroqueville. La mort elle-même n’en mène pas large, elle sait qu’elle n’en a plus pour longtemps sous l’impitoyable soleil de l’Espérance de Vie triomphante. » (ça, c'est l'idée générale)

« Où crépitent les plaisirs de l’enfer ? » (crépitent... Il fait comme moi, Philippe !!!)

«On ne sait plus qui joue quel rôle. Le public est là, il attend, il espère des coups, des cris, il voudrait des évènements. L’ennui guette, envahit tout, les dépressions se multiplient, la qualité du spectacle baisse, le taux de suicide grimpe en flèche, l’hygiène niaise dégouline partout, c’est l’Invasion des Mièvreries, c’est le grand Gala du Show du Cœur.
Bernard de Mandeville, qui s’attira pas mal d’ennuis pour avoir tenté de montrer que ce sont souvent les pires canailles qui contribuent au bien commun, constatait déjà, au XVIIIème siècle, dans sa Fable des abeilles : « Une des principales raisons qui font que si peu de gens se comprennent eux-mêmes, c’est que la plupart des écrivains passent leur temps à expliquer aux hommes ce qu’ils devraient être, et ne se donnent presque jamais le mal de leur dire ce qu’ils sont. » » (je vais vous proposer pas mal de méta-citations, il est cool pour ça aussi, Philou)

« On décrète des « journées sans tabac ». Pourquoi pas des années sans femmes ? Des femmes garanties sans cholestérol ? Des idéologies sans matières grasses ? » (Il me fait bidonner !)

Bernanos : « Une humanité docile, de plus en plus docile, à mesure que l’organisation économique, les concurrences et les guerres exigent une réglementation plus minutieuse » - « Ce que vos ancêtres appelaient des libertés, vous l’appelez déjà des désordres, des fantaisies »

« Le débat religieux, constatait Valéry, n’est plus entre religions, mais entre ceux qui croient que croire a une valeur quelconque, et les autres . »

« Les victimes sont jetables, à la façon de nos petits briquets. On leur fait faire le tour du pâté de médias et puis ça va. Kurdes, délinquants, Libanais, même combat : tous reines d’un jour. Trois petits tours et aux suivants ! »
« Ce sont les espèces de Saint Vincent de Paul du grand banditisme caritatif. »
« On a bien vu, en février dernier, dans le désert du Koweit, des soldats irakiens qui se rendaient, drapeau blanc dans une main, Coran dans l’autre. Un soldat occidental, il se serait rendu avec quoi ? En brandissant quoi de consensuel, donc de « religieux » ? Son numéro de Sécu ? Une cassette vidéo ? Son thème astral ? Un cheeseburger ? Tout ça ensemble ? » (Il me fait bidonner !)

« Le lynchage accompagne le Consensus comme l’hombre accompagne l’homme. »

« On doit faire semblant de ne pas mentir. Comme si on devait quoi que ce soit à la Société de Pacotille ! A ceux qu’on aime, peut-être, et encore : si on les aime, précisément, c’est parce qu’ils pensent qu’on ne leur doit rien. » (Hiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!)

« Il n’y a rien de plaisant, écrit Sade, comme la multiplicité des lois que l’homme fait tous les jours pour se rendre heureux, tandis qu’il n’est pas une seule de ces lois qui ne lui enlève, au contraire, une partie de son bonheur. » (Hiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!!)
Bon, je conçois que sans image, on se bidonne moins, alors j'en rajouterai, mais plus tard, il faut d'abord que j'écrive à Maurice (parce que rien ne m'arrête) (à part la peur de pas y arriver) (ou la tentation de me refaire un café en regardant des mangas) (ou fixer une poutre en attendant l'heure du déjeuner pour étudier la notion d'hébétude).

Pourquoi pas ? Vive le pape ! (mais je veux bien être pendu si je lui lèche le cul) - H. Miller

Avoir du temps (mis à part que c’est la conséquence de ne pas avoir de travail) permet d’être saisi de multiples passions, aussi soudaines que fugaces, ouvertures crépitantes au monde (oui je me la pète)(mais clignoter, scintiller et crépiter sont des mots cools, qu’y puis-je). C’est Henry Miller qui me faisait cette réflexion hier, après quoi il a énuméré la liste de toutes ses nouvelles passions. En effet, Henry aussi a décidé d’arrêter de travailler pour écrire. Il m’a dit de ne pas complexer si je n’écrivais que deux ou trois heures par jour, Cendrars n’en faisait pas plus. Lire et s’intéresser au monde autour, it’s part of the job, babe ! (Henry a toujours été assez familier avec moi) (je pense qu’il m’aime bien)(il faut dire aussi que m’entends super bien avec sa gonzesse Anaïs)(on l’appelle 51, ça nous fait bidonner).

Du coup, j’ai décidé d’établir la liste de tout ce qui a provoqué chez moi un engouement tel que j’avais l’impression que ça allait radicalement changer ma vie :
- Tchernobyl (je voudrais aller y passer mes prochaines vacances)
- Mogadiscio (mais pas pour les prochaines vacances, j’attends que les déchets toxiques aient produit leurs effets)
- L’histoire noire-américaine, avec un gros faible pour des gonzesses comme Billie Holiday ou Angela Davis (c’est les seuls moments où j’ai envie de faire de la politique)(et de proclamer la fin de l’hégémonie blanche) (heureusement ils n’ont pas besoin de moi pour ça)
- La folie et le chamanisme (dès que ça donne l’occase de dire n’importe quoi, ça m’éclate, je palpite)
- La prison et la peine de mort (je sais pas encore lequel mais ça a un lien avec le point du dessus) (j’en déduit que je suis enfin bonne pour bouffer du Michel Foucault dans les mois à venir) (ce qui m’amène à penser que ne pas travailler, c’est du boulot)
- Les journaux (je veux celui de Kafka), les blogs (il faut que je me décide à déclarer ma flamme à mes blogueuses fétiches qui sont un peu mes mères supérieures), les critiques littéraires (les miennes essentiellement) (je vais révolutionner le genre, c’est décidé)
- Je note par contre que la prostitution et le trafic de fœtus me passionnent beaucoup moins qu’avant (mais je suis sûre que ça reviendra)
- Le piratage informatique et le power du réseau de l’internet, tout ça (mais j’adore trouver ça über important tout en persistant à ne rien en connaître) (j’ai la passion ignorante)(et le cœur grenadine)
- Les hélicoptères et les tanks, et plus généralement tous les véhicules rares en forme d’insectes (les fenwicks aussi par exemple, en plus rien que de nom, c’est trop mignon)(et en Champagne, j’ai découvert les enjambeurs)(ce qui m’a amené à imaginer un scénario pour un blockbuster hollywoodien)(ça serait un genre mi Transformers-mi Zombies qui font pas trop peurs non plus, c’est tout public, ça se passe dans une campagne profonde, parsemée de bouseux, présentés comme de bons sauvages qui n’ont pas été infestés par la civilisation, le progrès et l’intelligence)(il y aurait des enjambeurs fous qui se transformeraient en permanence pour détruire toutes les cultures de fruits et légumes du monde, un peu dans l’esprit de la panique du concombre)(à l’issue de quoi un héros sauverait le monde et une blonde, avec qui il s’en irait main dans la main sur un Massey Ferguson, buddy friend qui a choisi le camp du bien, sous le soleil couchant au milieu d’un champ de betteraves) (j’en ai parlé à mon agent de Los Angeles, John Sanders) (il a dit « OK, right » et il a raccroché)
- Les pirates et les manouches (ils n’ont rien)(ils passent leur temps à voyager) (avec plein de potes) (j’aimerai en rencontrer qui aillent à Tchernobyl, je partirai avec eux sans hésiter)

Bon, il y en aurait sûrement encore beaucoup mais je vais m’arrêter là, il faut que j’aille m’inscrire à la médiathèque de Reims (je compte emprunter du Philippe Murray et La douleur de Marguerite Duras et sans doute un petit Françoise Sagan) (j’aime bien lire des trucs furieux et tristes et légers) (ça me donne envie de boire de la bière en vociférant) (absolutely cool).