vendredi 17 février 2012

Demain peut-être

Lecteuses, lecteurs,

Tout fictifs que vous soyez, sachez que nous (moi, moi et moi, sans compter moi, bien entendu, qui nous rejoindra tout à l'heure) évoluons actuellement en pleine phase de relâche, qui certains jours, atteint le limbo (masculin de bimbo) intégral.

Mais bon, ne nous voilons pas la face, il est des inactivismes qui peuvent parfois changer la face du monde. Et du hip-hop aussi probablement.

Sinon j'ai très envie de faire une bataille de pelochon. Et une liste des vannes les plus drôles dans les lyrics de rap français. Et une partie de Pacman.

vendredi 10 février 2012

A base de Poe ! Poe ! Poe !

Est-ce une bonne idée d'aller voir Detachment quand on prépare un concours de prof en lycée pro ? Non car il explique que seule la drogue peut nous venir en aide.

Sauf que :
- Adrien Brody parvient à être beau tout en ressemblant à Gainsbourg (jeune, faut pas déconner non plus)
- C'est LE film qui peut se résumer de la façon suivante : "J'aime aussi beaucoup la culture... Vous avez lu Edgar Poe ?" (et rien que pour ça, je me devais de le voir).

jeudi 9 février 2012

La philo est-elle une catastrophe naturelle ? (Oui/Non/Peut-être)

Je sors d'une conférence de Bruce Bégout sur le catastrophisme et je compte bien vous en parler.

Si vous ne lisez pas ce post jusqu'au bout, vous irez en enfer et vous mourrez dans d'atroces souffrances.

Bruce, il est écrivain et philosophe-prof. Il a écrit Le Park, notamment. J'en parle parce que je l'ai lu. C'est flippant, ça décrit un parc d'attraction avec toutes les dérives de la société du divertissement. Après c'est bien un bouquin de philosophe, genre y'a pas vraiment de personnages que je peux avoir envie d'épouser à la fin, ou plus sobrement de décapiter. (je retiens cet exemple pour parler du personnage dans le roman réaliste à mes futures seconde pro).

Là, il a décidé de parler du catastrophisme. C'était chouette à cause que je me sentais hyper intelligente en l'écoutant (c'est un truc de bon prof, ça, je crois). En même temps, quand j'y pense, il a fait que répéter la même chose pendant deux heures que je vais vous épargner en vous donnant juste les deux idées qu'il a développées (j'suis sans doute trop dilettante pour être un bon prof)(idée d'épitaphe pour Gazoline qui les collectionne : "Pour une fois, il aura fini ce qu'il a commencé") :

1/ les catastrophistes font ce truc là : ils prédisent la catastrophe. Si elle arrive, ils peuvent frimer genre 'je vous l'avais bien dit'. Si elle n'arrive pas, ils peuvent frimer genre 'si je vous l'avais pas dit, vous auriez laissé faire et ça serait arrivé'.
Illustration : Un catastrophiste m'affirme qu'à coup dûr je vais mourir d'une cirrhose du foie. Soit je continue à picoler, et il avait raison. Soit j'arrête de picoler, je meurs pas tout de suite et il avait raison.

2/ ça marche comme ça parce qu"on l'a toujours observé : on réagit uniquement quand c'est inéluctable (s'il me dit que je vais peut-être avoir une cirrhose, pas sûr que j'arrête de picoler). C'est comme ce qu'il dit ce type au début de la chanson des Troublemakers : "C'est parce que la révolution était inéluctable qu'ils ont fait la révolution, s'ils n'avaient pas pensé que la révolution était inéluctable, ils n'auraient pas fait la révolution puisqu'elle n'était pas inéluctable". Et c'est là aussi, que ça peut se retourner (en philo, y'a jamais moyen d'avoir le dernier mot). Parce que si je suis sûre de mourir d'une cirrhose du foie, autant continuer à picoler puisque c'est inéluctable. Et voilà pourquoi il faut tout soit déterminé pour qu'on puisse exercer sa liberté.

Là-dessus Bruce propose qu'on soit pessimiste sur le futur pour pouvoir être optimiste sur le présent.

Là-dessus, je m'ouvre une Goudale.

Tout ça pour justifier que je picole avant samedi qui était ma dead-line de non-picole.

Je vais inéluctablement mourir d'une cirrhose du foie si je reste à Reims.

Rester à Reims est une catastrophe.

La philo, c'est rigolo.

mercredi 8 février 2012

On ira tous au paradis

Apparemment, quand on est prof (oué, je risque de pas mal vous bassiner avec ça vu que je me tape la lecture de tous les programmes et autres BO de l'Education Nationale)(c'est un genre d'utopie rédigé en langage administratif), on est censé transmettre, entre autre, je cite, "le goût pour la recherche de la vérité" (sic).

Je leur parlerai du goût pour la recherche d'un appartement à louer en région parisienne avec un Smic et pas de garant. Je pense qu'ils verront tout de suite de quoi il s'agit.

lundi 6 février 2012

Je suis coiffée comme Sarah Palin. Et je fais du step.

J'en ai un peu marre de tous ces réacs qui votent à gauche comme leurs parents allaient à la messe : pour se donner bonne conscience, ça brouille les pistes et on tourne en rond.

Alors mettons-nous bien d'accord :
- La pauvreté, ça rend affreux, sales et méchants et c'est bien pour ça que c'est contre ça, et prioritairement contre ça, qu'il faut lutter.
- Ceux qui sont affreux, sales et méchants, et riches, seront ma seconde priorité (une fois qu'ils ne seront plus riches, voir point ci-dessus).
- Ce que les gens font de leur cul, je m'en fous, tant que je peux faire ce que je veux du mien.

Dans le blog cool, comme je vous disais, la politique, c'est simple.

Sinon, je suis admissible pour devenir prof en lycée professionnel. J'ai un peu peur de ce qui m'attend.


dimanche 29 janvier 2012

Un temps pour picoler et un temps pour écrire

Je continue mon cycle Douglas Sirk (j'ai des goûts de vieilles pédales des années 80 et alors ?)(je ne suis pas la seule : Gazoline adore le léopard).

Hier soir, j'ai maté "Un temps pour aimer et un temps pour mourir", bon, l'histoire est dans le titre donc inutile de vous la raconter. Faut juste savoir que ça se passe en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, plutôt vers la fin, quand c'était moyen funky et que plus personne les aimait, même pas les Norvégiens.
Bon, ben, dans ce DVD, qui était pourtant blindé de bonus tip-top, genre Godard, Ozon, et Sirk lui-même qui commentent pendant des heures, et bien pas une fois, je dis bien, pas une seule fois, y'en a un qui s'est penché sur la place de la picole dans ce film (et j'en ai un peu marre de te recadrer question ciné, Jean-Luc). Alors que, croyez-moi, c'est juste fondamental.

En gros, il se passe que des trucs horribles et entre les deux, les gens tisent et s'arssouillent le groin comme c'est pas permis, histoire d'oublier que la guerre, ça craint et que la Gestapo, trop ça pue le popo. Y'a même une blonde qui chante sur un immense tonneau de vin. Y'a même un soldat allemand qui se tue pour sauver un autre tonneau, de bière, celui-là (Quand je serai présidente, je lui ferai faire un monument en forme de chope avec écrit dessus : "Encore une que les boches y z'auront pas !")(je sors). Alors après, on veut nous faire croire que l'histoire du film, c'est trop que quand y'a la mort, on a trop besoin de s'aimer. Ben, moi, je dis : "Mensonge !". La vraie histoire du film, c'est quand y'a la mort, vaut mieux boire un coup, on finira bien par s'aimer (Avoue, Doug !).

Pas d'image aujourd'hui, mais une citation de Pierre Etaix : "De toute façon, le pouvoir a toujours tort. Toujours." (et ce type savait ce que c'était qu'une bonne poilade, on peut donc lui faire confiance).

vendredi 27 janvier 2012

The willing to will

Suite des tendances 2012 : Christophe Galfard, astrophysicien qui officie actuellement dans 28 minutes, sur Arte, et que je soupçonne de fricoter avec Elisabeth Quin, vu comme elle rend hommage à son corps céleste et comme il prend un regard libidineux pour l'inviter à "entrer dans le soleil" avec lui (Si je suis jalouse ? Affirmatif.)(D'ailleurs, Totof, un p'tit conseil pour ta carrière : j'aimerais avoir nettement plus le sentiment que c'est moi et moi seule que tu souhaites emmener faire de la fusion d'hélium dans ton putain d'astre solaire, ok ?)(Tendance 2012 : draguer comme un GI Joe) :


Sinon, je pique dans la même émission la citation de Claude Lanzmann "On a le droit d'être opaque à ses propres yeux", ça pourra me servir dans pas mal d'occasions, à commencer celles où on me demande ce que je fais à Reims...