"In 2000, 213 women met violent deaths in Guatemala, compared to 720 in 2009 and 675 in 2010. Worse still, only an estimated 2 percent of these cases have received legal action. The victims are mostly the “nobodies” of society, poor women, in many cases indigenous, from families lacking resources and education. Their bodies are often found mutilated, with indications of rape. Investigations are routinely botched, if they’re even pursued. “She was a prostitute,” a police investigator might say if the victim has a belly-button ring or is wearing a miniskirt. The investigation is closed before being opened." (voir là) (oui, le blog cool se transforme en féministe anglo-saxonne, ce n'est pas là la moindre de ses mutations. Ni la dernière. Le blog cool est un défi permanent à vos capacités d'adaptation fictive).
Donc, au Guatemala, depuis 2000, nous dit-on il y a eu 100 000 gonzesses zigouillées de façon plus ou moins élaborées. Des gars aussi vous me direz. Oui. Mais depuis quand le lecteur fictif interrompt-il la féministe anglo-saxonne ? (voyez ! Je deviens prof ! J'ergote et vous vous emmerdez !). Non, mais juste j'aurai bien aimé avoir le nombre accumulé des meurtres commis contre des femmes dans le monde, depuis 2000 et le nombre de cas non élucidés (sous prétexte par exemple qu'elle était bonne, bien fait pour sa gueule). Parce que y'a pas longtemps on m'a expliqué que la cause féministe, c'était quand même bien moins important que les autres causes, vu qu'il n'y avait pas eu par exemple de grandes vagues de crimes, de génocides etc... Et j'ai appris avec le temps qu'un coup de gourdin sur la tête ne pouvait constituer un argument efficace. Un chiffre ou deux, ça pourrait compenser. Un peu.
Et d'une façon générale, je note que l'argument qui ressort et qui impacte le plus fortement les esprits contre l'activisme féministe, c'est toujours ça : c'est moins important, ce n'est pas prioritaire, il y a tellement de trucs plus graves, au fond, vos revendications sont marginales, on traitera ça quand on s'attaquera aux dossiers de la pile 107 : rénovation de la départementale 110, prise en compte dans le calendrier des négociations canines du Syndicat National de Défrisage des Caniches, changement de la couleur des signalisations de randonnées cyclistes de niveau 3. Imparable.
L'autre argument, c'est : déjà que vous êtes en mesure de pondre des gosses, z'allez pas en plus faire chier pour avoir d'autres fonctions.
Alors non : la moitié de la population ne se réduit pas à une nuée de petits papillons graciles et colorées capables de prodiguer constamment un amour inconditionnel et bienveillant et à qui on peut sans conséquence foutre un coup de tapette. Comme ça. C'est qu'un papillon après tout.
samedi 31 mars 2012
vendredi 30 mars 2012
Le confort du départ
Carrie Brownstein (une punk)
"has always felt more defined by her work than by her relationships. “I never think of sexuality as an identifier,” Brownstein wrote in an e-mail. “What seems to have defined me more is that I’m pretty horrible at relationships and haven’t been in many long-term ones. Leaving and moving on—returning to a familiar sense of self-reliance and autonomy—is what I know; that feeling is as comfortable and comforting as it might be for a different kind of person to stay.”
Voir là : The NewYorker
C'est la guitare :
Et ben ça va mieux une fois que c'est dit.
(Ce post est pour faire croire que j'ai une vie privée. Pleine de rebondissements.)
"has always felt more defined by her work than by her relationships. “I never think of sexuality as an identifier,” Brownstein wrote in an e-mail. “What seems to have defined me more is that I’m pretty horrible at relationships and haven’t been in many long-term ones. Leaving and moving on—returning to a familiar sense of self-reliance and autonomy—is what I know; that feeling is as comfortable and comforting as it might be for a different kind of person to stay.”
Voir là : The NewYorker
C'est la guitare :
Et ben ça va mieux une fois que c'est dit.
(Ce post est pour faire croire que j'ai une vie privée. Pleine de rebondissements.)
jeudi 29 mars 2012
Frankie goes to Reims
Hier, j'ai vu Melancholia (je repousse toujours plus loin mes limites).
Finalement, la vie est vraiment simple. Soit on fait des enfants, soit on construit des cabanes magiques. Ou alors on est scientifique pour avoir réponse à tout.
S'il y a des questions, n'hésitez pas, notre scientifique vous répondra. Quant à moi, je vous laisse. J'ai des cabanes à construire.
Ah et sinon, on peut aussi s'amuser à chanter trop fort là-dessus :
Je rappelle que ce vibrant hommage à la Nativité, dans le plus pur style Renaissance, a été interprété par ce même groupe qui n'en était pas à sa première crise d'enthousiasme. Souvenez-vous cette puissante allégorie de la banane :
Finalement, la vie est vraiment simple. Soit on fait des enfants, soit on construit des cabanes magiques. Ou alors on est scientifique pour avoir réponse à tout.
S'il y a des questions, n'hésitez pas, notre scientifique vous répondra. Quant à moi, je vous laisse. J'ai des cabanes à construire.
Ah et sinon, on peut aussi s'amuser à chanter trop fort là-dessus :
Je rappelle que ce vibrant hommage à la Nativité, dans le plus pur style Renaissance, a été interprété par ce même groupe qui n'en était pas à sa première crise d'enthousiasme. Souvenez-vous cette puissante allégorie de la banane :
samedi 24 mars 2012
Le post politique
Etre de gauche, c'est penser que agir pour l'intérêt collectif, c'est agir pour son propre bonheur. Etre de droite, c'est penser que agir pour soi contribue à l'intérêt collectif.
"Combien pèse ce qu'on a étouffé pour plaire aux autres ?" Virginie Despentes
C'est bien simple : BYE BYE BLONDIE :
Est-ce que c'est du bon cinéma ? Franchement, je m'en cogne. Demain, j'irai voir le Cheval de Turin de Bela Tarr mais je sais déjà que j'en ressortirai pas avec cette putain d'énergie. J'avais les cheveux qui s'envolaient tout seul. De la bombe. Promis, tu sors de la séance, c'est plus tout à fait pareil, ça a fait boum à l'intérieur et d'un coup, t'as le regard qui a pris de l'élan, tu marches comme un voilier. T'as plus besoin de t'imaginer que tu ne te ressembles pas vaiment. T'es belle, un point c'est tout. Et merci Virginie de nous proposer des putains d'héroïne, des gonzesses qui savent se tenir (et un chauffeur qui kiffe la variété espagnole).
Et qu'on m'explique pourquoi cet avertissement au sujet de scènes qui pourraient choquer les âmes sensibles? C'est une histoire d'amour et de liberté, bordel de merde. C'est exactement ce qu'il faut aux âmes sensibles. Et admettons que ça soit encore de la puderie mal placée, mais non, y'a pas une goutte de sang (juste des poings dans la gueule)(la plupart du temps posés par des nanas)(il se trouve qu'aux nanas aussi, ça fait du bien de s'identifier à un personnage qui cogne. Et ouais.), pas un nichon, donc, c'est quoi cet avertissement ???? Je préfère même pas y penser tellement c'est pathétique.
Bref, en tout cas, c'est pour des moments comme ça que je me rappelle pourquoi les bouquins, les films et tout le tintouin, c'est juste vital pour moi, ça me remplit le coeur, ça m'évente la tête, ça fait pleurer (de joie ou de tristesse, quelle différence ?), ça donne envie de gueuler que la vie est belle, tellement fort qu'on finira par y croire, malgré tous ceux qui nous font avaler le contraire, avec leur putain de pragmatisme qui sert à censurer tout ce qui a le malheur de se bidonner sans eux. Sisi. C'est une digression à caractère politique. La politique, c'est cool quand on a envie de s'énerver mais je vais arrêter là, je ferai peut-être un jour un post politique, mais pas aujourd'hui.
Aujourd'hui, c'est une journée Bye Bye Blondie : Je m'ouvre une bière, je m'allume une clope et je m'attaque à la rédaction de mon manifeste littéraire, ça fera un préambule pour reprendre une troisième fois mon tapuscrit, "Les Ventres Vides", et cette fois, ce sera la bonne, parce qu'il ne sera plus (jamais) question de plaire aux autres. Et bonne route, les filles (et les gars aussi, mais comme on vous dit, Virge et moi, lesbienne ou pas, ça fait du bien de voir des personnages de nanas qui nous ressemblent et ça manque, nom de dieu, ça manque...)
Est-ce que c'est du bon cinéma ? Franchement, je m'en cogne. Demain, j'irai voir le Cheval de Turin de Bela Tarr mais je sais déjà que j'en ressortirai pas avec cette putain d'énergie. J'avais les cheveux qui s'envolaient tout seul. De la bombe. Promis, tu sors de la séance, c'est plus tout à fait pareil, ça a fait boum à l'intérieur et d'un coup, t'as le regard qui a pris de l'élan, tu marches comme un voilier. T'as plus besoin de t'imaginer que tu ne te ressembles pas vaiment. T'es belle, un point c'est tout. Et merci Virginie de nous proposer des putains d'héroïne, des gonzesses qui savent se tenir (et un chauffeur qui kiffe la variété espagnole).
Et qu'on m'explique pourquoi cet avertissement au sujet de scènes qui pourraient choquer les âmes sensibles? C'est une histoire d'amour et de liberté, bordel de merde. C'est exactement ce qu'il faut aux âmes sensibles. Et admettons que ça soit encore de la puderie mal placée, mais non, y'a pas une goutte de sang (juste des poings dans la gueule)(la plupart du temps posés par des nanas)(il se trouve qu'aux nanas aussi, ça fait du bien de s'identifier à un personnage qui cogne. Et ouais.), pas un nichon, donc, c'est quoi cet avertissement ???? Je préfère même pas y penser tellement c'est pathétique.
Bref, en tout cas, c'est pour des moments comme ça que je me rappelle pourquoi les bouquins, les films et tout le tintouin, c'est juste vital pour moi, ça me remplit le coeur, ça m'évente la tête, ça fait pleurer (de joie ou de tristesse, quelle différence ?), ça donne envie de gueuler que la vie est belle, tellement fort qu'on finira par y croire, malgré tous ceux qui nous font avaler le contraire, avec leur putain de pragmatisme qui sert à censurer tout ce qui a le malheur de se bidonner sans eux. Sisi. C'est une digression à caractère politique. La politique, c'est cool quand on a envie de s'énerver mais je vais arrêter là, je ferai peut-être un jour un post politique, mais pas aujourd'hui.
Aujourd'hui, c'est une journée Bye Bye Blondie : Je m'ouvre une bière, je m'allume une clope et je m'attaque à la rédaction de mon manifeste littéraire, ça fera un préambule pour reprendre une troisième fois mon tapuscrit, "Les Ventres Vides", et cette fois, ce sera la bonne, parce qu'il ne sera plus (jamais) question de plaire aux autres. Et bonne route, les filles (et les gars aussi, mais comme on vous dit, Virge et moi, lesbienne ou pas, ça fait du bien de voir des personnages de nanas qui nous ressemblent et ça manque, nom de dieu, ça manque...)
jeudi 15 mars 2012
Danser dans le noir
Dans la liste des trucs à ne surtout pas oublier de faire : aller camper avec Bruce Springsteen.
mercredi 14 mars 2012
Hasta la Gioia !
Le soleil, la montagne, ohé ohé, le rosé, la lumière, les yeux qui plissent et qui détendent le coin des lèvres, ayé, on peut à nouveau s'ouvrir au monde et gambader entre les rayons, se fluidifier le squelette et s'émoustiller les neurones et plus si affinités : ce que je préfère dans les saisons, c'est quand elles changent (un peu comme tout ce que je préfère). Comme quand la glace fond et que ça fait des tsunamis furieux.
C'est donc le moment où jamais de laisser tomber tous les vieilles résolutions de la journée, de retrouver ses lunettes de soleil, de s'étaler dans le meilleur spot ensoleillé du coin, et d'ouvrir un bon bouquin.
Sinon j'ai encore progressé en anglais : 'titbit' signifie à la fois 'gourmandises' et 'ragots'. Cette langue ne cessera jamais de m'émerveiller. Je vais probablement aller enseigner le français dans une école belge à la Nouvelle-Orléans.
C'est donc le moment où jamais de laisser tomber tous les vieilles résolutions de la journée, de retrouver ses lunettes de soleil, de s'étaler dans le meilleur spot ensoleillé du coin, et d'ouvrir un bon bouquin.
Sinon j'ai encore progressé en anglais : 'titbit' signifie à la fois 'gourmandises' et 'ragots'. Cette langue ne cessera jamais de m'émerveiller. Je vais probablement aller enseigner le français dans une école belge à la Nouvelle-Orléans.
Et que le Booty Mouv' vous pèle le cul.
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